Les réseaux deCécile Réal
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Les réseaux deCécile Réal

La jeune chef d'entreprise a déjà un parcours de "serial entrepreneuse" qui l'a menée de Grenoble à Paris et lui ouvre les portes de l'international.

Cécile Réal débute sa carrière à Grenoble avec la création de
Bioprofile en 1999, à partir d'une technologie du
CEA pour les implants orthopédiques. Elle effectue sa première levée de fonds en 2001, la seconde en 2003, construit une usine en 2004, fusionne sa société avec
Nexa orthopedics en 2005 et la revend à
Tornier en 2007.Elle participe alors au développement de diverses sociétés, soit en entrant au conseil d'administration, comme ceux de
Fluoptics dirigé par
Odile Allard ou
Koelis, soit en participant directement au business. En 2011, elle crée sa deuxième société,
Endodiag, qui est implantée sur le
Génopôle d'Évry, « un réseau d'entreprises de la santé en soi », mais avec une équipe éclatée sur Lyon et Grenoble.Avec une première création d'entreprise à 25 ans, alors qu'elle a une « expérience limitée », selon ses propres termes, elle se félicite d'avoir « croisé très tôt le
Réseau entreprendre Isère (REI). Bioprofile a été la première start-up labellisée par REI ! J'avais déjà le sentiment que la gestion et le développement d'entreprise s'acquièrent auprès d'autres dirigeants. En plus, chez REI, les entrepreneurs sont super-accessibles et enclins au partage et au coaching. Mon parrain était
Michel Soriano, de
Matussières et Forest,

et le président était
Michel Ferrié. Il a construit notre usine ; je suis toujours en contact avec lui. Je suis également encore en relation avec d'autres lauréats, comme
Christophe Mathevet, de
Cotranet. J'ai tout de suite compris que travailler en réseau, c'est avoir affaire à des gens très ouverts, enclins à partager et à aider ; parler à d'autres entrepreneurs qui ont vécu les situations qui sont nouvelles pour soi ; créer des rencontres ».




Présidente de Médic@lps

Elle n'attendra pas longtemps pour partager à son tour son expérience d'entrepreneuse puisque dès 2008 elle prend la présidence de l'
Adebag, devenue depuis
Médic@lps, association qui regroupe les acteurs de la santé sur Grenoble, aussi bien start-up et PME que grands groupes comme
Becton Dickinson,
BioMérieux,
Roche diagnostics, ou encore des collectivités, des centres de recherche et des organismes de prévoyance. Elle en est d'ailleurs toujours la présidente. « J'avais du temps après la vente de Bioprofile, dit-elle modestement. J'ai eu la chance d'être aidée, j'ai voulu le rendre et donner du temps à une industrie qui me tient à coeur et pour laquelle Grenoble a des atouts. » En cinq ans à la tête de cette association, elle a « tissé des liens avec la trentaine de sociétés qui en forment le noyau : les gens s'appellent, des projets émergent. J'ai toujours été impressionnée par la disponibilité de
Christian Seux », président de Becton Dickinson France jusqu'à il y a peu. Elle fréquente aussi les pôles de compétitivité
Minalogic et
Lyonbiopôle, la
CCI de Grenoble,
Oséo/bpiFrance et se déplace sur les congrès et salons professionnels. « Chaque réseau attire les suivants ! »Par son expérience de levées de fonds, elle est également en contact avec des
business angels, des fonds d'investissement ou des structures privées de financement. « Mais ces réseaux sont plus compliqués, confidentiels, feutrés. Je peux certes donner un avis quand un fonds m'appelle, ou recommander une entreprise, un maillage est possible ; mais c'est difficile de conseiller un investissement... » Elle-même prépare une levée de fonds pour Endodiag à l'horizon 2015.




Réseaux internationaux

Cécile Réal s'est également créée un réseau beaucoup plus inhabituel quand elle a décidé de postuler au prix Cartier initiative qui récompense les femmes qui innovent, avec un projet économiquement viable et ayant un impact social. « Je voulais faire connaître cette maladie féminine, l'endométriose » (NDLR : présence anormale de fragments d'endomètre à l'extérieur de l'utérus), explique la dirigeante. Son action a été récompensée fin 2012 par le prix européen, décerné pour la première fois en France.« Cela m'a ouvert des réseaux parallèles et complètement nouveaux, à commencer par le joaillier
Cartier, l'école
Insead et le cabinet de conseil stratégique
McKinsey. J'ai également noué des liens avec les autres finalistes et participé au
Women's forum. Quant au jury, il était constitué de membres de la
Banque mondiale, d'entrepreneurs, de personnalités du monde économique... Et après la remise des prix, j'ai eu un débrief avec
John Dickinson, ex-DAF de
Galderma, une société internationale de dermatologie. Et pendant un an j'ai droit à un coaching sur la communication pour sensibiliser les publics à cette maladie. C'est une grande chance pour moi et Endodiag, une belle expérience qui m'ouvre un réseau international et permet la promotion de l'entrepreneuriat au féminin. »


www.endodiag.com

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