En dépit de l’instabilité politique, de la dégradation de la note souveraine de la France et des incertitudes sur la fiscalité liées aux reports de la loi de finance, le segment Small Cap (1 à 50 millions d’euros) du marché des cessions et acquisitions de PME a retrouvé de la vigueur, selon le panorama annuel dressé par In Extenso Finance. Avec une augmentation de 54 % par rapport à 2023, les Pays de la Loire se positionnent comme l’une des régions les plus dynamiques en 2024, représentant 8 % des transactions nationales.
Avec 88 opérations (contre 57 en 2023) pour un montant estimé de valorisation de 976 millions d’euros, les Pays de la Loire réalisent la meilleure performance de leur histoire, en dehors de l’année de rattrapage post-Covid de 2021. "La région offre un cadre attractif pour les entreprises grâce à sa position stratégique entre Paris et l’Atlantique, un tissu économique diversifié, une main-d’œuvre qualifiée et un excellent réseau d’infrastructures", analyse Clément Pauly, directeur de région Grand Ouest In Extenso Finance.
Un marché porté par les petites valorisations
Dans le détail, les segments de valorisation inférieure à 15 millions d’euros portent le marché, avec une augmentation significative des transactions de 1 à 5 millions d’euros. Celles-ci représentent 46 opérations sur un total de 88 (contre 21 transactions entre 5 et 15 M€ et 21 entre 15 et 50 M€). Le secteur des Technologies Médias et Télécommunications (TMT) occupe la première place en 2024, comme en 2023, en raison de sa forte dynamique d’acquisitions et de consolidations, ex aequo avec le secteur des services (20 opérations pour chacun de ces secteurs). L’agroalimentaire se classe à la 4e place (derrière le BTP) en nombre de transactions (10), mais dépasse le trio de tête en termes de valorisation. Parmi les opérations significatives, citons le rachat du sarthois Distri Parebrise par Laurent Crépin, le rachat du nantais iRaiser par Leetchi ou encore du sous-traitant industriel BMI par Link Elec, en Anjou.
Les acquéreurs d’Île-de-France en tête
En ce qui concerne la géographie des acquéreurs, les Pays de la Loire confirment la prépondérance des acquéreurs locaux, français à 92 %. Les acquéreurs de l’Île-de-France restant majoritaires, représentant 35 % des transactions, tandis que ceux de la région occupent la seconde position avec 32 % des transactions.
Les entreprises ligériennes confirment toutefois leur attractivité auprès des acteurs étrangers, qui représentent 8 % des transactions en provenance d’Europe et d’autres régions du monde. Cette dynamique reflète le positionnement croissant des Pays de la Loire dans le paysage français des fusions-acquisitions.