Les leaders transport & logistique
# Conjoncture

Les leaders transport & logistique

La conjoncture économique frappe fortement le secteur des transports et de la logistique du fait de sa mondialisation. Le transport routier est en première ligne, touché par une hausse des coûts (pétroliers notamment), des contraintes routières qui se multiplient, une baisse globale des flux et des échanges. Mais au-delà, c'est toute la chaîne qui courbe l'échine en attendant la reprise. Président de la filière Logistique Seine Normandie et directeur de Westerlund France, Walter Schoch témoigne de ses propres difficultés.



Dans quelles mesures votre société est-elle atteinte par la crise économique qui sévit depuis plus d'un an maintenant?


La crise est bien installée maintenant, on ne peut plus en douter. Chez nous c'est une baisse, liée à celle des flux (-25%), qui s'est ressentie en début d'année; la chute se stabilise depuis l'été sans pour autant amorcer une quelconque reprise. Nous subissons la crise du secteur papetier qui est un de nos principaux partenaires. La filière souffre, M-Real en est un exemple concret; il est donc urgent de se réorganiser.




Les solutions que vous envisagez aujourd'hui pour résorber votre baisse d'activité passent elle par une aide des pouvoirs publics

? Absolument pas! C'est auprès de nos partenaires privés que nous nous manifestons, les banques notamment, pour retarder nos échéances tout en négociant une possibilité d'investissement maintenue. On perd de l'argent sur un secteur, il faut en conquérir d'autres, rester offensif.


Le ferroutage dont on entend parler comme une solution écologique peut-il être une finalité économique?

Effectivement, outre un accès fluvial important que nous utilisons déjà (Westerlund est le premier exploitant de barges entre Rouen et la région parisienne), nous avons un noeud ferroviaire fourni. Les études que j'ai commandé auprès des experts ferroviaires montrent que le ferroutage n'est viable économiquement qu'à partir de 700 kilomètres parcourus. Pour nous, ici, ce serait Lyon et nous subirions la concurrence de Marseille. Nous sommes trop prêts de nos clients actuels, il faut donc conquérir d'autres secteurs géographiques!

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