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Les journalistes de Paris-Normandie en grève
Rouen # Information-communication # Social

Les journalistes de Paris-Normandie en grève

Pour protester contre le plan de continuation de l'actuel propriétaire des titres de la société Normande d'information et de communication (SNIC) éditrice de Paris-Normandie et de ses titres associés, les 2/3 des journalistes de la rédaction se sont mis en grève vendredi 10 mars.

En redressement judiciaire depuis avril 2016, la société Normande d'information et de communication (SNIC) éditrice de Paris-Normandie et de ses titres associés n'a toujours pas trouvé d'issue à sa situation de crise. Alors que le tribunal de commerce de Rouen a mis sa décision en délibéré au 15 mars prochain, les 2/3 des journalistes de la rédaction se sont mis en grève le vendredi 10 mars pour protester contre le plan de continuation de Xavier Ellie, actuel propriétaire de l'entreprise de presse. En effet, il semble que le tribunal penche plutôt pour le plan de continuation de l’actuel propriétaire de la SNIC qui prévoit la suppression d’une trentaine de postes techniques et l’apport de 750 000 euros avec la possibilité d’une ouverture du capital .

Encore favori il y a peu de temps, notamment auprès de la rédaction et d’une partie des cadres du journal, l’offre du groupe de presse belge Rossel qui proposait 2 millions d’euros pour apurer le passif et 3 millions d’euros pour investir avec à la clé la suppression d'une quarantaine de postes, n’a pas semblé convaincre les juges du tribunal, lors de la dernière audition en février dernier. Le plan de continuation proposé par Xavier Ellie prévoit la suppression d’une trentaine de postes techniques et l’apport de 750 000 euros avec la possibilité d’une ouverture du capital. Alors que le troisième projet de reprise sous forme de SCIC porté par la Filpac CGT ne semble pas pouvoir aboutir.

Première grève des journalistes depuis 1994

Face à ce qu'ils considèrent comme une menace pour l'avenir du journal, les journalistes se positionnent pour l'offre de reprise du groupe Rossel (La Voix du Nord, Le Courrier Picard...): « Ils jugent que contrairement au plan de continuation défendu par l’actuel PDG, ce projet semble assurer un avenir plus solide à la société, compte tenu notamment des investissements (3 millions d'euros) qu'il prévoit. Et malgré le coût social (39 emplois sur 184) qu'il implique », souligne un communiqué des journalistes grévistes. Une grève "historique" au sein d'une rédaction qui n'avait plus cessé le travail depuis 1994. Les journalistes veulent aussi voir dans la proposition du groupe de presse belge Rossel la garantie de leur qualité de travail : « La solidité financière d’un journal est une des conditions de la qualité du traitement de l’information. »

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