Les étudiants dans la rue, une bonne nouvelle ?

Les étudiants dans la rue, une bonne nouvelle ?

S'il paraît étonnant de voir les étudiants se mobiliser contre la Loi El Khomri, n'est-ce pas, au fond, une bonne nouvelle ? Pas tant par le côté dogmatique de certains slogans mais plus par le sentiment que la France n'est pas totalement atone et que l'espoir n'a pas disparu dans ce pays. Quoi de mieux que de voir notre jeunesse se rebeller, se relever et dire non au monde qu'on lui propose ? Cette loi avait le mérite de proposer des améliorations à l'organisation de l'emploi en France mais, mal préparée, elle n'aura que cristallisé les oppositions. Cette jeunesse, elle, se jette avec enthousiasme, voire avidité, dans la création d'entreprise, elle bouscule les codes et cherche à s'affranchir des pesanteurs inventées par une administration très créative en la matière. Et force est de constater qu'elle est regardée par nos politiques avec fascination, quand ils ne cherchent pas, déjà, à la récupérer. Certains créent, d'autres contestent, tous cherchent à avancer. Laissons-les s'exprimer, écoutons notre avenir et proposons de le créer ensemble. Retrouvons l'envie que les générations s'épaulent et innovent. Pour faire évoluer ce pays, il faut retrouver l'envie de rêver ensemble, proposer un autre schéma de société. Dans nos entreprises les dirigeants tentent des choses : l'entreprise libérée, les scops, l'actionnariat salarié... Parce que l'entrepreneur est un homme debout et un homme qui rêve d'abord l'entreprise qu'il construit ensuite. Que les politiques en fassent autant. Il nous faut découvrir de nouvelles idées pour créer la France de demain et pour cela la jeunesse dans la rue c'est peut-être le début d'un sursaut. Beaucoup de choses sont à refonder dans ce pays à commencer par la capacité de s'écouter, de se respecter et de se donner une vision commune où chaque génération prend sa place dans l'harmonie. Alors laissons de l'espace à notre jeunesse et essayons de la comprendre.