«Les entreprises misent sur la cohésion de groupe»

«Les entreprises misent sur la cohésion de groupe»





Franck Pasquier, dirigeant de VLO (Loire-Atlantique), organise des activités de loisirs en plein air et des séminaires d'entreprise depuis plus de sept ans. Il témoigne de l'évolution de la demande.


Quelles sont les principales tendances du marché?

Depuis 2002, j'ai noté une certaine évolution de la demande des entreprises. On a migré progressivement des activités très individualistes comme le karting, le quad ou les sports extrêmes vers des pratiques renforçant la cohésion de groupe. L'aspect individualiste du "winner", voire du "killer", est de plus en plus remis en question. Les chefs d'entreprise qui font appel à nos services misent désormais sur la cohésion de groupe. Ils s'inscrivent dans une logique à long terme. Ils ont souvent comme objectif de rassembler des personnels dispersés sur plusieurs sites et de renforcer un réseau interne à l'entreprise. Certaines de nos activités permettent de résoudre des problèmes de manière solidaire et non plus dans la compétition, comme par le passé. Lors de nos prestations, le groupe prend des décisions adaptées aux capacités de chacun. C'est en partie ce que cherchent nos clients. Certaines entreprises veulent simplement aider les commerciaux et leurs clients à mieux se connaître, à partager des moments de convivialité. Les rapports s'humanisent et tout le monde en profite.


Les objectifs de vos clients sont-ils toujours aussi clairs?

Oui, d'une manière générale, ils savent exactement ce qu'ils veulent. Et puis, c'est à moi de préciser les choses. Mon rôle de conseil est primordial. J'adapte le programme et la nature des activités en fonction du profil de l'équipe. Ma bonne connaissance de l'entreprise m'aide à faire des choix adaptés aux différents publics. Mais il est hors de question pour moi de faire des grilles d'évaluation en fin de séminaire. Ce n'est pas notre métier mais celui des sociétés de coaching.


En cette période de crise, les entreprises rognent-elles ce type de dépense?

Aujourd'hui, je ne sens pas vraiment la crise dans notre secteur. Mais il va se passer des choses, c'est sûr. Cette crise peut même être profitable car c'est le moment de renforcer la cohésion des équipes. Les entreprises qui d'ordinaire proposaient la pratique de sports extrêmes ou des voyages au bout du monde vont revoir leurs investissements à la baisse. Ils se rabattront certainement sur des activités plus ludiques et moins lointaines. Cela devrait profiter au marché français.