En quête d’un repreneur, le groupe de prêt-à-porter IKKS a été placé en redressement judiciaire le 2 octobre dernier par le Tribunal des activités économiques de Paris. Ce dernier laisse aux candidats à la reprise jusqu’au 24 octobre pour formuler leur offre.
IKKS emploie 1 300 salariés
IKKS, dont le siège est établi à Saint-Macaire-en-Mauges (Maine-et-Loire), emploie actuellement 1 300 collaborateurs, dont 1 100 en France et environ 350 en Anjou. Fondé en 1987 par Roger Zannier, le groupe IKKS est depuis 2019 la propriété de deux fonds d’investissement américains, Avenue Capital et CarVal Investors. La direction de l’entreprise a informé les représentants des salariés le 25 septembre dernier de l’ouverture prochaine de cette procédure.
Des négociations depuis l’été
Selon les élus et mandatés CFDT d’IKKS, "la direction négociait depuis juin la cession de l’entreprise dans un cadre confidentiel". Une démarche effectuée dans le cadre d’un mécanisme réglementaire dit "de prepack cession", permettant de préparer une cession confidentiellement avant l’ouverture d’une procédure collective. Ce que regrettent les représentants syndicaux : "Pour être clair, poursuivent-ils dans un communiqué, la direction a déjà négocié à l’amiable avec un repreneur depuis des mois et ouvre maintenant la voie à d’autres reprises via le tribunal judiciaire, et cela sans que les salariés puissent être informés, et encore moins consultés, sur les offres de reprise." Dénonçant l’utilisation de ce prepack cession, la CFDT poursuit qu’elle "restera vigilante, avec comme priorité la sauvegarde des emplois."
Réduction des effectifs et des magasins en 2024
Début 2024, le groupe avait déjà ouvert un PSE, conclu par des licenciements et la réduction du nombre de ses points de vente, au nombre de 470 actuellement. À l’époque, la crise sanitaire, la guerre en Ukraine et l’inflation expliquaient selon la direction la "réalité économique complexe" traversée par l’entreprise et plus généralement par le secteur du prêt-à-porter.