Vetbiobank ou l’éclosion programmée d’une discrète start-up. Hébergée au sein de Vetagro Sup, le campus vétérinaire de Lyon à Marcy l’Etoile, cette jeune pousse (CA : non communiqué // 7 salariés) s’apprête en effet à passer de l’ombre à la lumière. Et ce à la faveur d’une innovation thérapeutique unique visant à utiliser des cellules souches néonatales pour soigner les animaux d’une même espèce contre l’arthrose en particulier et plus largement les maladies inflammatoires. « C’est un procédé que nous avons développé dès la création en 2011 de Vetbiobank par Stéphane Maddens (photo). Mais nous visions jusqu’alors avec ce précédé thérapeutique la filière équine. Aujourd’hui nous élargissons notre gamme à la filière canine et travaillons à une application pour les chats », détaille Nadia Plantier, chargée du business développement au sein de cette start-up qui vient par ailleurs de signer un partenariat avec un big-pharma (le nom reste confidentiel) pour développer cette thérapie. « Il s’agit de l’un du Top 10 mondial de la santé animale », glisse Nadia Plantier.
Pari sur l'étranger
L’objectif de Vetbiobank – dont les produits ne sont pas soumis à une autorisation de mise sur le marché - est de s’adresser au marché européen. « Prioritairement en Angleterre, en Allemagne et en Italie puis sur le marché US », énumère-t-elle. Sur l’ensemble de ces pays, la start-up évalue le marché de thérapie cellulaire sur animaux domestiques à quelque 45 millions d’euros à l’horizon 2030.
Un investissement à compléter
Pour accompagner sa croissance, la start-up vient de boucler un tour de table de 275.000 europs auprès de ses actionnaires historiques, Health Angels Rhône-Alpes et Angels Santé création, qui s’ajoutent aux 1,1 million d’euros levés depuis sa création. Surtout, Vetbiobank travaille à une levée de fonds de 4 à 5 millions d’euros. Laquelle pourrait être « bouclée fin 2018. Nous amorçons les contacts.», précise Nadia Plantier qui n’exclut pas une participation à ce tour de table du big-pharma anonyme, nouveau partenaire de Vetbiobank. « Cette levée de fonds nous permettrait de sécuriser l’industrialisation de nos produits et d’assurer notre stratégie commerciale ».