Omniprésente, la crise affecte durement des pans entiers de l'économie de la Seine-Maritime sans pour autant modifier les grandes lignes de partage dans un département dominé par les industries. «2008 aura été une bonne année»! À en croire nombre d'observateurs, cette tendance aura certainement permis d'amortir dans un premier temps les effets de la crise. Une crise mondiale qui touche de plein fouet un département fortement industrialisé dans lequel les activités de sous-traitance tiennent une part prépondérante.
Les grands noms résistent
Le feuilleton de l'année 2009 démarre... à l'automne 2008 avec les premières annonces de réductions de charge et de chômage partiel qui touchent notamment l'usine Renault de Sandouville. Par effet domino, beaucoup de sous-traitants de l'automobile et de l'industrie en règle générale, vont connaître de grandes difficultés en 2009. Des difficultés graduées qui s'expriment le plus souvent par une visibilité fortement dégradée et des carnets de commandes plus allégés que jamais. Dans ce paysage peu réjouissant, les grands noms font pourtant mieux que résister. Champion toutes catégories, le spécialiste rouennais de la répartition pharmaceutique Astera (ex-Cerp Rouen) maintien le cap avec un CA de l'ordre de 3,5milliards d'euros (-0,4%) loin devant un autre poids lourd national dont le siège se trouve également à Rouen, la mutuelle Matmut (1,5milliard d'euros de CA).
Davigel investit 6 M€
En tête de ce classement par chiffres d'affaires, on retrouve pêle-mêle le chocolatier Ferrero, le chargeur Delmas (filiale de CMA-CGM), le chimiste Lubrizol ou encore le spécialiste dieppois des surgelés, Davigel, qui vient d'annoncer un investissement de 6M€ pour la réalisation d'un centre de formation flambant neuf qui devrait voir le jour en 2011.