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L'entreprise Jenniver placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Dieppe
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L'entreprise Jenniver placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Dieppe

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Le sous-traitant de flacons en verre pour le luxe Jenniver basé à Longroy (Seine-Maritime) a été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Dieppe le vendredi 17 octobre 2025. Une décision à effet immédiat, sans poursuite d'activité, qui entraîne la suppression de 85 emplois.

Jenniver est une PME de Longroy spécialisée dans le tri de flacons en verre destinés au luxe — Photo : Václav Mach

L'audience de la société Jenniver s'est tenue ce vendredi 17 octobre matin au tribunal de commerce de Dieppe, en Seine-Maritime. La PME, largement déficitaire en 2024, a été placée en liquidation judiciaire avec effet immédiat, sans poursuite d'activité. Les 85 salariés de l'entreprise perdent leur emploi.

Une liquidation judiciaire, crainte depuis plusieurs jours

L'entreprise de tri qualitatif de flacons en verre Jenniver, basée à Longroy (Seine-Maritime), met donc la clé sous la porte. Les premières alertes sur les difficultés économiques de la société étaient parues dans la presse locale quelques jours auparavant. Une lettre ouverte de Laurent Jacques, maire du Tréport et conseiller départemental, et de Sébastien Jumel, président de l'agglomération Dieppe-Maritime, s'inquiétait de l'avenir de l'entreprise et de ses 85 salariés.

Sortie d'un premier redressement judiciaire en 2011

Entreprise de la Glass Vallée, Jenniver triait les flacons de verre de parfums après leur sortie des verreries pour écarter les flacons défectueux et ne transmettre que les contenants conformes aux parfumeries de luxe. La société fondée en 2003 avait déjà été placée en redressement judiciaire en 2010, avant d'en sortir un an plus tard, et de continuer ses activités. Ce ne sera pas le cas cette fois-ci, le tribunal estimant impossible pour l'entreprise de se redresser. Le tribunal a nommé l'étude de Béatrice Pascual comme mandataire judiciaire du dossier.

La faible valorisation du tri du verre pointée du doigt

La cause de ces difficultés financières n'est pas tant un manque d'activité, que la faible valorisation du tri du verre, selon les élus locaux. Le maire du Tréport, Laurent Jacques estime que "sur un flacon de parfum de luxe vendu autour de 120 euros, 3 à 5 euros seulement reviennent à l'industrie verrière dans ses différentes composantes, production du flacon, décor, tri…". La dirigeante de l'entreprise Jennifer Lefebvre ne s'est pas exprimée à la suite du jugement rendu par le tribunal.

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