Le laboratoire de bactériologie du Léha (Vitré) connaît actuellement des travaux importants. Début mars, les salariés du Laboratoire d'étude et d'hygiène alimentaire de Vitré inaugureront 600m² de nouveaux locaux. «Nous doublons la superficie du labo, et nous doublons son activité», précise Katicha Menguy, la directrice du Léha. Ces 600m² de nouveau bâtiment auront nécessité un investissement de 1M€. Une somme justifiée par l'activité en fort développement de ce laboratoire créé en 1984.
Quatre entités
Il est en fait aujourd'hui divisé en plusieurs entités: un laboratoire d'analyse ESB (analyses pathologiques sur les animaux); un autre de physicochimie (pour les analyses de base : bilans caloriques des étiquetages, calcul des protéines, matières grasses, etc.); un laboratoire chimique (pour l'extraction des vitamines, sucres, acides gras, cholestérol, fibres...); enfin, le laboratoire de bactériologie est celui qui est actuellement agrandi. Dans ces labos passent des centaines de produits. «220.000 échantillons sont analysés chaque année», précise Julie Verger, responsable du service commercial. Cela va du paquet de chips aux gâteaux en passant par les salades, fromages, chocolats, plats préparés et même les produits d'hygiène et de beauté, les jouets et matières textiles. Le nombre croissant de produits réceptionnés en vue d'une analyse a nécessité l'agrandissement du site de Vitré.
Analyses sensorielles
A côté de ces laboratoires d'analyses biologiques et chimiques, une partie études sensorielles prend une place très importante dans l'entreprise (35%). Le laboratoire sensoriel permet d'effectuer des analyses auprès de consommateurs naïfs (parmi un vivier de 10.000 personnes) sur le goût ou la texture par exemple. Une activité très prisée par les clients du Léha pour des raisons marketing notamment. «Nous avons donc dû créer d'autres laboratoires d'analyses sensorielles, à Rennes, en Belgique et au Portugal, explique Katicha Menguy. Dans ces deux pays, ce genre d'activité est encore peu développée. Nous sommes ainsi capables de nous implanter ailleurs, à la demande, pour exporter notre savoir-faire rigoureux et accrédité au niveau mondial».
Vers l'agroalimentaire
Aujourd'hui, le Léha veut mettre en avant son activité, «surtout auprès des industries de l'agroalimentaire, que nous commençons à démarcher depuis quelques mois», confie la directrice. Car jusqu'à présent, le laboratoire travaillait essentiellment pour le marché de la distribution (pour les magasins Intermarché : 70% des analyses). «Leur expansion a d'ailleurs développé notre activité», reconnaît-elle.
Le Laboratoire d'étude et d'hygiène alimentaire (Léha) réalise des analyses chimiques, bactériologiques et sensorielles pour le compte de PME. Il augmente de 20% sa superficie sur son site principal, à Vitré.