Morbihan
Le surendettement en recul de 20 % sur un an
Morbihan # Conjoncture

Le surendettement en recul de 20 % sur un an

La Banque de France observe pour la première fois une baisse de 20% des dossiers de surendettement. Carnets de commande, défaillances, climat des affaires... D’autres indicateurs invitent à un optimisme mesuré.

Le surendettement, c’est la face cachée - et taboue - de la crise. C’est aussi un indicateur de conjoncture avancé sur le climat économique global. Or, le nombre de dossiers a chuté de 20 % en 2016 dans le Morbihan. « Le département suivait une courbe atypique jusque fin 2015. Alors que l’on observait déjà partout ailleurs en Bretagne un net repli, il restait à des niveaux préoccupants sans que l’on ne puisse interpréter cela. Or, de façon toute aussi surprenante, 2016 a vu le niveau diminuer de façon brutale et plus marquée que dans les autres départements, constate Brigitte Derval, directrice départementale de la Banque de France.
S’il faut y voir les effets de la Loi Lagarde, qui permet de trouver des solutions pérennes aux ménages surendettés alors que jusqu’alors, les procédures s’éternisaient et les ménages restaient enlisés, pourquoi ce décalage territorial ? Les explications ne peuvent que se perdre en conjectures : poids du bâtiment, du tourisme, effets de la reprise dans l’industrie agroalimentaire… Une chose est certaine, l’ampleur de la baisse témoigne d’un retournement de tendance de fond.

Climat des affaires : en hausse dans tous les secteurs

En effet, la chute du surendettement n’est pas l’arbre qui cache la forêt des mauvaises nouvelles. D’autres signes de reprise se confirment. La Banque de France, qui s’appuie sur un échelon représentatif d’environ 35% des entreprises (dans un département où 40 % d’entre-elles déclarent moins de 1,5 million d’euros de CA), observe une hausse du climat des affaires de un à deux points dans tous les secteurs sans exception : « La reprise est là mais cette croissance est encore très modérée. La tendance est à la stabilité dans l’industrie, plus clairement à la hausse dans le tertiaire, en particulier dans les services marchands. La courbe repart également dans la construction. Le neuf est vraiment reparti et les prix immobiliers sont à la hausse avec une particularité à ce stade : les ménages capitalisent plutôt sur l’habitation principale en engageant des travaux d’extension ou en améliorant les performances énergétiques de leur logement », note la directrice de la Banque de France Morbihan.

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