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Le sous-traitant aéronautique Parker Meggitt veut décoller dans une nouvelle usine en 2027
Maine-et-Loire # Aéronautique et spatial # Investissement industriel

Le sous-traitant aéronautique Parker Meggitt veut décoller dans une nouvelle usine en 2027

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Au printemps 2027, le sous-traitant aéronautique Meggitt, filiale du géant américain Parker, va prendre les clés d’une nouvelle usine à Avrillé, où l’activité est présente depuis 1960. Meggitt emploie 380 personnes et envisage d’atteindre 500 collaborateurs à court terme. Porté par la SEM Alter Eco, l’investissement s’élève à 22 millions d’euros.

La future usine de Meggitt à Avrillé sera livrée au printemps 2027 — Photo : CRR Architecture

Dire que l’annonce d’une nouvelle usine pour Meggitt était attendue est un doux euphémisme : "Je suis arrivé il y a 20 ans entre autres pour mener à bien ce projet, confie Marc Guiborel, directeur général de Meggitt à Avrillé, en périphérie d’Angers. Nous avions annoncé en 2022 une nouvelle usine pour 2025, mais nous avons changé d’actionnaire en septembre de la même année et le dossier a été retardé." Il est désormais bouclé, la première pierre de l’usine a été posée. S’y installeront les équipes du sous-traitant aéronautique à partir du printemps 2027.

Propriété du groupe Parker depuis 2022

En 1960, c’est la société Artus qui s’est implantée, à l’époque au milieu des champs, sur un vaste terrain à Avrillé. Cédée plusieurs fois puis entrée dans le groupe britannique Meggitt, l’entreprise spécialisée dans l’électrification des systèmes pour les avions est depuis 2022 propriété du géant américain Parker Hannifin (20 Md€ de CA, 60 000 collaborateurs). Meggitt est désormais une marque du groupe. Le site sur lequel est implantée l’entreprise a été agrandi au fil du temps et n’est plus fonctionnel. Ce projet de nouvelle usine était donc depuis longtemps à l’ordre du jour, avec la volonté de demeurer dans l’agglomération angevine. À quelques kilomètres de l'usine historique, le futur équipement s’installera dans la zone d’activités de la Baratonnière sur un terrain de 5 hectares, à côté d’une réserve foncière de même surface.

Marc Guiborel, directeur général de Parker Meggitt à Avrillé, a scellé la première pierre de la future usine en compagnie des élus locaux — Photo : Olivier Hamard

L’investissement, qui s’élève à 22 millions d’euros, est porté par la Société d’économie Mixte Alter Eco, qui construit ou réhabilite en Maine-et-Loire des bâtiments pour le compte d’entreprises privées. Créée en 2005, la SEM Alter Eco a investi depuis sa création 224 millions d’euros dans la construction de bâtiments à destination d’entreprises sur le territoire. Elle porte actuellement, entre autres, les projets de Technisem à Loire-Authion, Maison Bécam à Verrières-en-Anjou ou encore celui de Chauvat Portes à Beaupréau-en-Anjou.

Une usine de 9 300 mètres carrés

La future usine de Meggitt, conçue par le cabinet angevin CRR Architecture, sera composée d’un bâtiment de 9 300 m2 de plain-pied, ce qui n’est pas le cas du site actuel qui compte plusieurs niveaux, et de quelques bâtiments annexes. 3 000 m2 de panneaux photovoltaïques seront installés en toiture, auxquels s’ajouteront 5 000 m2 d’ombrières sur les parkings. 19 entreprises interviendront sur le chantier, dont 10 du Maine-et-Loire et 18 implantées dans la région.

Actuellement, l’entreprise emploie 380 personnes dans environ 125 métiers différents, et travaille à parts égales pour l’aéronautique civile et militaire, à 75 % pour l’Europe et pour un quart dans le reste du monde. "Habituellement l’aviation civile représente 60 % de notre activité, mais le secteur de la Défense monte en puissance, indique Marc Guiborel. Nous travaillons sur l’électrification des systèmes de l’avion, ce qui contribue à sa fiabilité et sa décarbonation. Les systèmes sont en effet de moins en moins hydrauliques, donc plus légers, représentant aussi un gain en maintenance. Nos clients sont les grands équipementiers ou les fabricants."

Au sein de Meggitt à Avrillé, la R & D, emploie environ 80 personnes, représente environ 12 millions d’euros de dépenses chaque année. Avec cette future usine, l’entreprise avrillaise, qui affiche un chiffre d’affaires de 130 millions d’euros avec une croissance de 15 %, entend continuer sa montée en puissance sur un marché porteur. "Le site sera dimensionné pour accueillir 600 personnes et nous devrions être environ 500 dans moins de 10 ans, envisage Marc Guiborel, ce qui est un objectif très raisonnable." Les travaux du futur site ont été lancés. L’usine devrait être livrée au printemps 2027. Puis viendra le déménagement, qui s’étalera probablement sur plusieurs mois. Le dirigeant prévoit que l’usine sera pleinement opérationnelle au dernier trimestre 2027.

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