Créé en 1913, le groupe japonais Sakata (600 M$ de CA, 2 500 salariés), est actuellement présidé par le petit-fils de son fondateur. Implanté à Uchand (Gard), il a également fait le choix de se déployer en Maine-et-Loire, aux Ponts-de-Cé. "Nous avons acheté le site en juillet 2018 à l’un de nos concurrents (le groupe basé en Suisse Syngenta, NDLR), raconte Mathieu Maxant, directeur général opérationnel de Sakata Vegetables Europe, filiale du groupe Sakata qui regroupe les activités en Europe, Moyen-Orient et Afrique et développe un chiffre d’affaires de 120 millions de dollars. Après des travaux de rénovation de plus d’un an pour l’adapter, nous avons lancé l’activité fin 2019." L’an prochain, le groupe Sakata va encore injecter 1,5 million d’euros dans son site des Ponts-de-Cé dans un équipement de nettoyage des semences. Celui-ci sera opérationnel en juin 2026.
Plusieurs raisons pour s’implanter en Anjou
Au total, le groupe japonais, qui cherchait à s’implanter en Anjou depuis déjà 2012, a investi à ce jour 6,5 millions d’euros dans son outil industriel. Implanté sur un terrain de 8,5 hectares, celui-ci produit des semences potagères qui sont ensuite multipliées sur son site et chez des agriculteurs locaux :
"Le Maine-et-Loire était dans nos plans de développement pour trois raisons majeures, explique Matthieu Maxant : des conditions climatiques adaptées à la production de semences, un écosystème fort, avec des organismes, des écoles et une forte présence d’activités liées au végétal, et des infrastructures permettant un accès facile à la région. Au-delà de ces trois piliers, il a surtout localement un réseau important d’agriculteurs e de producteurs de semences." Actuellement, le groupe Sakata emploie aux Ponts-de-Cé 27 personnes : "Nous avions annoncé à l’ouverture un effectif d’une vingtaine de collaborateurs et nous continuons de recruter", se réjouit le dirigeant.
Une présence dans le monde entier
Les semences produites sont ensuite commercialisées auprès de professionnels partout dans le monde en direct ou via des distributeurs. En Anjou, Sakata développe une dizaine d’espèces sur les 32 produites par le groupe, qui compte plus d’un millier de variétés dans son portefeuille et les commercialise dans 92 pays de quatre continents. "Plus de 40 % de la production du groupe est effectuée en Europe, précise Matthieu Maxant, essentiellement en France, Italie, Espagne et Danemark. Aux Ponts-de-Cé, nous produisons des semences à forte valeur ajoutée et le volume est amené à encore augmenter."