La réforme est en cours au plan national et sera effective en juillet prochain. Le CJD, Centre des Jeunes Dirigeants, va faire évoluer sa gouvernance en intégrant les représentants des quinze CJD régionaux à son conseil d'administration. Un choix qui donne de facto plus de poids aux « régions » dans un ensemble porté depuis l'origine par les sections locales.
« Assurer la synergie entre les sections »
En Normandie, les sections sont au nombre de cinq : Rouen, la plus importante avec 80 membres, Caen (60), Le Havre, Dieppe et Louviers. Dans ce nouveau contexte qui se dessine, le président fraîchement élu du CJD Normandie, Emmanuel Ratel (Origyn) -qui prendra officiellement ses fonctions en juillet prochain- veut renforcer le rôle de coordinateur de la région auprès des sections locales. « Le rôle du CJD de région, au-delà de l'aspect formation qui est l'un des piliers de notre organisation, c'est d'assurer la synergie entre les sections » et à mettre en oeuvre la synchronisation des actions sur l'ensemble du territoire. Un territoire Normand sur lequel le CJD espère étendre sa toile avec la création dans les deux années qui viennent de deux nouvelles sections à Alençon et Cherbourg.
« Bouger les lignes »
Également au programme du mandat d'Emmanuel Ratel, la préparation du Congrès régional de 2017 pour lequel un groupe de travail va se constituer « avec nos membres, nos aînés mais aussi des collectivités », explique-t-il. But du jeu : réfléchir dans la perspective du congrès à de possibles expérimentations sur le thème de l'économie circulaire, des circuits courts ou encore de la santé. « Nous avons sur notre territoire une force de frappe en agriculture et dans l'agroalimentaire », cite en exemple Emmanuel Ratel, « alors que ces deux secteurs ne communiquent pas forcément ensemble ». Le CJD Normandie, avec ses partenaires, s'imaginerait bien alors en « facilitateur ». Reste à convaincre les collectivités, et la région au premier chef, que le CJD peut jouer un rôle moteur dans cette dynamique.
Un « Campus » normand ?
En attendant, le nouveau président du CJD Normandie veut convaincre ses instances nationales de lui confier l'organisation pour 2018 du « Campus » du CJD qui réuni chaque année près de 1.000 membres parmi les quelque 4.500 que compte le réseau en France actuellement.