Le réseau du mois : Emploi: le CJD abat ses cartes
# Réseaux d'accompagnement

Le réseau du mois : Emploi: le CJD abat ses cartes

Le Centre des Jeunes Dirigeants entend peser dans le débat sur l'emploi. En avril, son président national Christophe Praud sera au Havre pour défendre ses propositions.

En 2012, le Centre des jeunes Dirigeants (CJD) a interrogé ses membres et leur a posé une question simple : « dans votre quotidien, qu'est-ce qui vous aiderait à créer de l'emploi ? » De ces réflexions multiples ont émergé 35 propositions que le CJD porte auprès des élus, responsables politiques et syndicaux depuis maintenant plusieurs mois. Le 18 avril, c'est au Havre dans le cadre spectaculaire du Stade Océane que le CJD Normandie accueillera le président national de l'organisation, Christophe Praud (lire édito p.28), pour débattre avec le maire du Havre, Édouard Philippe (UMP), le député et conseiller régional (PS) Guillaume Bachelay et le président du Nouveau Centre et député de l'Eure Hervé Morin.




Lobbying auprès des partenaires sociaux

Un CJD « qui joue son rôle », explique Christophe Laguerre, le président régional de l'association, en faisant passer son message auprès des décideurs. « Notre objectif est de faire des propositions et d'en discuter comme à l'occasion de la signature de l'Accord sur l'emploi en janvier dernier entre les partenaires sociaux. Lors des négociations nous étions en contact permanent avec la CGPME, le Medef... » Un accord entre partenaires sociaux qui doit être adopté -revisité ?- par l'Assemblée Nationale et qui n'est pas si éloigné que cela de certaines propositions des jeunes dirigeants. « Clairement, il y a plusieurs points essentiels sur lesquels nous nous félicitons de la signature de cet accord, comme la création d'un contrat professionnel de formation, car la formation permet d'élever la valeur des salariés sur le marché du travail », souligne Christophe Laguerre. Sur un autre terrain, celui du dialogue social, s'il loue « le renouveau de certains syndicats comme l'Unsa », le président du CJD Normandie reconnaît que les syndicats « font peur aux entrepreneurs », même si la pratique du dialogue social dans les PME n'est pas celle que connaissent les grands groupes. « Les seuils, s'ils ne correspondent pas à une réalité économique, peuvent bloquer le développement d'une entreprise. Pour une PME de plus de 50 salariés, la réalité c'est une personne à temps plein payée uniquement pour des heures de délégation ! » En conclusion, « si les syndicats veulent gagner en représentativité il faut aller vers un syndicalisme intelligent, pas uniquement dans la confrontation. Quand il n'y a plus d'activité économique, il n'y a plus d'acquis », résume le dirigeant.




Inciter patrons à prendre des risques

L'autre cheval de bataille du CJD, c'est le contrat de travail intermittent au sujet duquel l'organisation prône la mise en place d'une expérimentation à grande échelle. « La période d'essai actuelle répond mal à nos problématiques d'embauche : quand on investit sur l'humain, on a envie que ça fonctionne ; mais on peut aussi avoir besoin de réagir vite ». Le CJD demande un allongement de la période d'essai à 6 ou 9 mois selon les cas pour mieux juger de l'adaptation d'un salarié. « L'important c'est d'inciter le chef d'entreprise à prendre ce risque ». Un patron à qui l'on demande beaucoup, insiste Christophe Laguerre : « il doit connaître le droit du travail, bien acheter, bien vendre, ne pas trop se payer... et aussi savoir embaucher. Or, c'est un vrai métier. Quand on licencie, c'est souvent qu'on n'a pas su embaucher ».



Guillaume Ducable


Congrès régional CJD Normandie le 18 avril à 18 h 30, Stade Océane Le Havre.

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