Le pin, le vin, le Bassin.. : Et demain?

Le pin, le vin, le Bassin.. : Et demain?

«Le pin, le vin, le Bassin». Ainsi Alain Rousset aime-t?il résumer dans une jolie formule notre écosystème régional. Bref, des secteurs d'activités séculaires (le pin et le vin) ou résidentiels (le tourisme). Dans ce panorama, on cherche les industries. Et l'on constate que notre faible tissu industriel, qui demeure notre principal handicap en terme de développement économique, est en train de se muer en atout au fur et à mesure que la crise s'aggrave. Nos entreprises étant moins qu'ailleurs exposées à la concurrence internationale, elles résistent mieux en période de gros temps. Mais cette crise aura bien une fin. «Le choc de 2013 est déjà écrit. Il faut préparer l'après», déclarait l'économiste Christian Saint-Etienne lors de l'Université des entreprises du Medef Gironde. Selon lui, «l'avenir passe par le soutien à l'économie entrepreneuriale», ou économie de l'innovation. Ainsi des nanotechnologies, biotechnologies ou technologies de l'information et de la communication (TIC). A y regarder de plus prêt, notre territoire pourrait bien tirer son épingle du jeu. Parmi les premières entreprises de notre classement, on retrouve nombre d'entreprises industrielles à la pointe de l'innovation dans leur domaine. En Gironde, les champions des biotechnologies (Ceva santé animale, Stryker Spine, Acteon, Meda, Agfa Healthcare...) et des TIC (CIS Valley, Cheops Technology, AT Internet...) sont légions. Et au-delà de ces entreprises positionnées dans des filières d'avenir, d'autres industriels -souvent accompagnés par la Région ou Oséo- ont bien compris la nécessité de miser sur l'innovation. Un seul exemple: le groupe Le Bélier, qui sur un secteur d'activité pourtant traditionnel comme la fonderie, dispose d'un centre de R&D à Vérac. @email

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