En France, on recense seulement, selon l'Ademe, un millier d'éoliennes de petite puissance. C'est de ces installations, qui mesurent de 3 à 10 mètres et qui peuvent produire entre 0,1 et 20Kw, que s'équipent généralement les entreprises décidant de s'adonner à la production d'une électricité utilisant la force du vent. Pour des modèles plus puissants, de plus de douze mètres, il faut en effet passer par le filtre d'une évaluation environnementale très coûteuse. Autre facteur de frein du marché: si l'éolienne productrice d'énergie ne se situe pas dans une Zone de développement éolien (ZDE), elle ne peut obtenir le tarif de rachat d'électricité de 8,2 centimes d'euros proposé par EDF. Il faut alors passer par des opérateurs alternatifs aux tarifs oscillant entre 7 et 8centimes d'euros. De quoi entamer la rentabilité des projets. Tout ceci explique pourquoi l'éolien reste aujourd'hui un moyen marginal de création de revenus. Son utilisation est beaucoup plus orientée vers la couverture des besoins énergétiques de l'entreprise exploitante. «C'est aussi souvent un outil d'image, utilisé par les entreprises qui veulent symboliser leur engagement vert», explique Frédéric Chéreau, créateur de la société Libre Énergie.
Si les éoliennes commencent à apparaître timidement dans les entreprises, c'est plus pour assurer les besoins internes en énergie. Car si la revente est techniquement faisable, le tarif d'achat ne bénéficie qu'à un nombre réduit de zones.