Le Noble Age : Vers la maison de retraite à domicile
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Le Noble Age : Vers la maison de retraite à domicile

Maison de retraite Le groupe nantais Le Noble Age (5.000 salariés) défriche un nouveau marché, celui de la maison de retraite à domicile.

Jusqu'ici le business du Noble Age était intimement lié au nombre de lits que le groupe nantais était capable de mettre à disposition de ses clients. Cette corrélation devrait avoir moins de sens dans les prochaines années. Exploitant 65 maisons de retraite et établissements de soin, le groupe dirigé par Jean-Paul Siret pose les jalons de la maison de retraite à domicile. Pour cela, le Noble Age (300 millions d'euros de chiffre d'affaires, 10 millions de résultat net en 2014) s'est allié à la PME parisienne Bluelinea (5 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2014), qui est spécialisée dans les objets connectés pour le monde de la santé.




Détecteurs de chute

Concrètement, la nouvelle offre du Noble Age comprend l'accès à la plate-forme d'assistance téléphonique de Bluelinea, disponible 24 heures sur 24, des dispositifs d'alerte comme un détecteur de chute - un altimètre - ou un bracelet de géolocalisation. « En cas d'alerte, on appelle la personne âgée. Si elle ne répond pas, on contacte son entourage. Cela permet de sécuriser la personne âgée. À côté de cela, on lui propose l'expertise humaine et technique que nous avons au sein de nos ehpad (NDLR : établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) », explique Marie-Laure Levêque, directrice du pôle prospective stratégique et marketing du Noble Age.




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La personne âgée peut en effet accéder à des services proposés par les résidences médicalisées de l'entreprise. Elle peut y prendre des repas ou participer à des ateliers visant à tisser du lien social et à développer ses capacités intellectuelles et physiques. Au menu : exercices stimulant la mémoire, gym douce, peinture, initiation au numérique, esthétisme, etc.




Six mois de test dans l'Ouest et à Paris

L'offre est aujourd'hui proposée autour de huit établissements du Noble Age, situés dans l'Ouest (à Nantes, Rennes, près de Tours et en Vendée) et en région parisienne. « On va évaluer le dispositif pendant six mois. Si l'offre correspond aux attentes, il n'y a pas de raison qu'elle ne soit pas déployée à l'ensemble des ehpad de l'entreprise », expose Marie-Laure Levêque. La directrice de la prospective du groupe est convaincue d'avoir affaire à un vrai marché : « 90 % de la population française souhaite vieillir à son domicile. Aujourd'hui, seuls 9 % des plus de 85 ans sont pris en charge dans des Ehpad ».




Manquent encore les soins

L'offre développée par le Noble Age et Bluelinea ne constitue que le premier pas vers un véritable ehpad à domicile, c'est-à-dire une offre comprenant en plus un accès aux soins - avec un financement de cette dimension médicale pris en charge par l'assurance-maladie. Dans les Hauts de Seine, le conseil départemental et l'agence régionale de santé ont lancé un appel à projets allant dans ce sens. Cette nouvelle forme de maison de retraite conforte les perspectives, déjà prometteuses, du Noble Age. Employant près de 5.000 salariés, le groupe compte créer 1.000 emplois et réaliser 100 millions d'euros de chiffre d'affaires supplémentaires d'ici à 2018.



S.V.

Le Noble Age



(Vertou) P-dg : Jean-Paul Siret 5.000 salariés 300 millions d'euros de CA 02 40 16 01 61 www.lenobleage.fr

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