Le Premier ministre Bernard Cazeneuve l'a confirmé le 20 avril dernier, l'Etat et les collectivités locales vont s'engager dans la création d'un établissement public industriel et commercial (Epic) national pour la gestion du Mont-Saint-Michel. Un choix dicté largement par la nécessité de simplifier "le cadre d’intervention" sur cette zone où se croisent un syndicat mixte, deux communes, le centre des monuments nationaux ainsi qu’un délégataire de service public.
Dispersion des acteurs
Le site, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, reste parmi les sites les plus visités de France. Mais « face à une évolution des pratiques touristiques et au risque d'érosion du pouvoir d'attraction du site », l'Etat et les collectivités locales ont cherché à mieux se coordonner. « Sur le plan économique, expliquent les partenaires, la dispersion des acteurs rend difficile la bonne allocation des ressources financières apportées par les deux millions de visiteurs du Mont-Saint-Michel, et a conduit à reporter sur les seuls collectivités l'essentiel des charges relatives à l'accueil des visiteurs et à l'exploitation du barrage qui a redonné son insularité au Mont-Saint-Michel ».
Repenser le stationnement et le transport sur site
Une mission de préfiguration du futur Epic a été confiée à l’ancien préfet de la Manche, inspecteur général des finances, Adolphe Colrat. Il aura notamment pour mission de dessiner un modèle qui « devra reposer sur les recettes issues de la fréquentation du site et ne pas donner lieu à des contributions publiques d'équilibre ». L'Etat confirme du même coup que « l'amélioration de l'exécution de la Délégation de service public, concernant le transport et le stationnement, sera un chantier prioritaire ».