Un voyage en navette autonome, des dégustations d'insectes, des échanges avec un humanoïde ou encore une immersion dans la réalité virtuelle... Le Medef Grand Lille a fait le choix d'inviter l'économie du futur, ce jeudi 6 juillet, pour la quatrième édition de son université des entrepreneurs. « Le futur est déjà là, dans nos entreprises, avec la révolution du numérique. Cela nous oblige à nous remettre en cause et nous voulons proposer aux acteurs économiques de venir écouter, partager avec d'autres sur le sujet », a expliqué Frédéric Motte, président du Medef Hauts-de-France.
Une journée pour appréhender le futur
Tout un parcours de tests de technologies du futur était ainsi proposé aux 1.000 entrepreneurs participants, comme un simulateur de vieillissement qui permet de se retrouver en cinq minutes dans la peau d'un octogénaire. La journée était aussi composée de deux conférences plénières et neuf ateliers-débats, avec des intervenants comme Didier Leroy, vice-président de Toyota Motors, sur sa vision de la mobilité du futur ou Edouard Roquette, président du conseil d'administration de Roquette Frères, sur l'agroalimentaire du futur, ou encore Nathalie Balla, co-dirigeante de la Redoute, sur le commerce de demain.
Un climat de confiance ?
Le Medef Hauts-de-France veut donc sensibiliser les entrepreneurs régionaux à la smart économie, et faire passer des messages d'optimisme. Présent à cette quatrième université des entrepreneurs, Pierre Gattaz en a quant à lui profité pour faire passer un message au gouvernement sur l'urgence des réformes, réclamant d'une part l'amélioration « des marges des entreprises françaises, qui sont à 32 % contre 40 % en moyenne en Europe », notamment en « baissant les dépenses publiques de fonctionnement pour baisser la fiscalité », et d'autre part la création « d'une flexi-employabilité à la française. Si on met un monstre de complexité face à la flexibilité, ça ne marchera pas ».