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Le Medef durcit le ton
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Le Medef durcit le ton

Le nouveau président du Medef Loire annonce la couleur. Dans un style plus cash que son prédécesseur, Benoit Fabre veut placer les élus devant leurs contradictions.

Six mois après son élection, Benoît Fabre annonce la couleur. Les élus politiques locaux n’ont plus qu’à bien se tenir !

Observatoire réglementaire

Pour le nouveau patron du Medef Loire, il n’est plus question de laisser pérorer ces élus qui votent des lois, des règlements «incompréhensibles», mais affirment par ailleurs aimer l’entreprise et ses entrepreneurs. «Les politiques nous aiment bien mais il semble qu’ils nous aiment mieux asphyxiés. Or, il ne nous reste plus beaucoup d’oxygène. Il faut que les Français, les élus, comprennent et soient persuadés qu’il n’y a pas de Nation pérenne, pas de République qui fonctionne correctement sans économie, sans entreprise», assène, avec une certaine force de conviction, Benoît Fabre.

Devant une salle pleine et particulièrement attentive, le successeurs d’Éric le Jaouen a ainsi présenté aux adhérents du Medef Loire, début décembre, les grandes lignes de son mandat de trois ans. Et parmi elles, celle qu’il porte haut et fort depuis quelques semaines à l’instar du président national, le réajustement des pouvoirs entre politique et économie.

Un observatoire réglementaire va ainsi être lancé dans les prochains mois (en complément de l’observatoire fiscal déjà existant) sur les différentes collectivités territoriales du département. «Les discours politiques, c’est bien mais nous allons juger les faits. Cela s’appelle le management par la honte. Nous allons constater où les réglementations sont inappropriées et nous afficherons. Les élus concernés ne pourront plus dire qu’ils soutiennent les entrepreneurs tout en leur mettant des bâtons dans les roues en toute impunité», prévient Benoît Fabre.

Et de poursuivre, dans un style plus cash que son prédécesseur Éric le Jaouen: «Il faut que nous, chefs d’entreprises, nous ne baissions plus la tête lorsqu’on nous accuse de tous les maux: de maltraiter nos salariés, de polluer… Il faut remettre chaque chose à sa place».

Pour peser de tout son poids, le Medef Loire affirme avoir convaincu Gaël Perdriau, président de Saint-Étienne Métropole de s’inscrire dans une logique de gouvernance économique. «Nous pourrons émettre un avis sur les préconisations économiques faites par les services, avant leur mise en œuvre»

Benoît Fabre, qui n’hésite pas à louer «<TH>l’excellent travail réalisé par Éric le Jaouen», notamment sur la prise en compte des Medef territoriaux par l’entité régionale toujours très lyonno-lyonnaise, semble vouloir imprimer de sa patte le Medef Loire et lui insuffler une dynamique plus combative.

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