Charles Perrot est bavard. L'emphase de l'élu politique probablement. Mais sur ce projet en particulier, il est muet comme une carpe. Aucun nom, aucun détail ne filtre. Et pour cause. Il sait que la moindre erreur risquerait de lui coûter le marché qui pourrait bouleverser l'avenir de son entreprise. Ce marché pour lequel il a investi plus de 250.000 euros depuis trois ans et sur lequel planchent trois de ses ingénieurs.
En concurrence avec Siemens
À la tête du groupe Celduc depuis 1990 et de ses deux filiales, Celduc Transfo et Celduc Relais, Charles Perrot mise sur des relais nouvelle génération, des relais connectés. Son équipe a mis au point des prototypes capables de communiquer avec les machines industrielles qu'ils équipent et capables de communiquer entre eux. Les prototypes de Celduc sont actuellement en test chez un gros industriel français, dont on ne connaîtra pas le nom, à côté de ceux d'un énorme concurrent, Siemens. Le verdict devrait tomber en septembre prochain. L'enjeu est de taille : un chiffre d'affaires annuel supplémentaire de deux à trois millions sur plus de 10 ans, soit 10 % du CA actuel. « Nous croisons les doigts et nous travaillons dur pour emporter le morceau. Si par malheur ce marché nous échappait, tout ce travail ne serait néanmoins pas perdu car les objets intelligents représentent l'avenir de l'industrie. Nous devons donc aller forcément sur cette voie, avec ce client et/ou d'autres », commente Charles Perrot. Cette nouvelle gamme, à plus forte valeur ajoutée, devrait tirer la croissance du groupe dans les prochaines années.