Après une mauvaise année 2009, le marché de l'immobilier d'entreprise a aujourd'hui retrouvé son niveau d'avant crise en région lyonnaise. 2011 devrait s'inscrire dans cette continuité. «L'année 2011 sera sensiblement équivalente à 2010», analyse Thierry Malartre, président de FNAIM Entreprise pour le Rhône. Sur les trois principaux marchés du Grand Lyon et du Nord Isère, tous les indicateurs sont pour le moment au vert. Sur le marché des bureaux qui subit tout de même un léger tassement, le nombre de m² placés baisse de 2% à 154.400m² sur les trois premiers trimestres de l'année 2011 comparé à la même période de 2010. Concernant les locaux d'activités, on note une progression de près de 10% par rapport à 2010 à 213.300m² placés. La plus forte hausse provient du marché de l'immobilier logistique qui bondit de près de 30% à 240.600m² placés. «Cette situation est due au déstockage de l'offre logistique mais ne devrait pas durer», assure Thierry Malartre. S'agissant des investissements, «2011 confirme l'intérêt et la confiance des investisseurs sur le marché du Grand Lyon avec un niveau d'investissement qui devrait connaître une hausse à deux chiffres cette année», promet-il. Malgré tout, plusieurs incertitudes pèsent sur le marché d'ici à la fin de l'année. Notamment vis-à-vis du moral des patrons de PME qui semble se dégrader. Une situation qui pourrait entraîner une forme d'attentisme sur le quatrième trimestre. De même, la perspective de l'élection présidentielle en 2012 pourrait reporter les décisions des administrations publiques et parapubliques. Sur le marché grenoblois qui a connu une année 2010 exceptionnelle, 2011 devrait être synonyme de stabilité. Les plus optimistes prévoient un ralentissement de la croissance, mais une augmentation légère qui restera significative. Enfin, à Saint-Étienne, le marché reste encore tendu. Après un premier semestre 2011 catastrophique, l'offre stéphanoise souffre toujours du nombre élevé de locaux vacants qui devrait atteindre 70.000m² en 2011.
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