Deux ans après son lancement officiel et le début des études, le projet Roromax soutenu par la région Haute-Normandie a permis d'enrayer la baisse de trafic du terminal roulier portuaire du Havre qui avait durement chuté. Et de faire rebondir cet outil vers l'excellence. Les temps restent difficiles pour la filière automobile. Mais le ton était résolument optimiste le 20 juin au Havre dans les locaux de l'Institut Supérieur d'Études Logistique (Isel) où l'on se pressait pour la présentation des premiers résultats obtenus dans le cadre du projet Roromax. Un projet visant à réorganiser l'ensemble des activités du terminal roulier du Havre avec l'objectif affiché haut et fort de faire passer le trafic de 250.000 véhicules en 2009 à 500.000 en 2015. Un seuil qui pourrait permettre la création de 150 emplois sur le terminal grâce au développement des services à valeur ajoutée.
Devenir un port de référence
Plus largement, il s'agit bien de propulser Le Havre parmi les ports de référence incontournables dans le monde de l'automobile, au même titre sur les grands spécialistes en la matière que sont Zeebrugge, Anvers et Hambourg. « Ce n'est pas fini, mais ce qui était prévu a été fait », résume Hervé Martel, président du Grand Port Maritime du Havre (GPMH), qui qualifie le projet Roromax de recherche et de développement collaboratif de « complexe mais exemplaire dans la méthode ». Mais aussi de nature à en tirer des enseignements pour d'autres filières portuaires à l'échelle du GIE Haropa. Satisfaction aussi du côté de Laurent Logiou, vice-président de la région Haute-Normandie qui a subventionné le projet et entraîné le Feder dans son sillage a permis de mobiliser 982.000 euros, les entreprises partenaires sur le terminal et le GPMH apportant pour leurs parts 883.000 euros. Outre les services du GPMH (capitainerie, sécurité), Roromax implique directement six entreprises, dont trois logisticiens (Cat, Gefco, Walon) et trois manutentionnaires (Manucar, Roussel, SMR). D'autre part, deux partenaires, Soget sa et le Critt T & L, interviennent sur des sujets de recherche, et quatre laboratoires de recherche hauts-normands (Cerene-Isel, Irseem, Litis, Lmah sont également mobilisés. Sur le terrain, les premiers résultats se sont manifestés par un retour du trafic à 342.000 véhicules en 2012. Cela sur une infrastructure optimisée par une extension du terminal de 70 à 100 ha de terre-pleins de stockage avec un objectif de 120 ha en 2015.
logistique portuaire. Deux ans après le lancement du terminal roulier, le port du Havre annonce l'objectif de 500.000 véhicules d'ici 2015.