Le Hangar : La biscuiterie de Galloyer intéresse des Japonais
# Industrie # Investissement

Le Hangar : La biscuiterie de Galloyer intéresse des Japonais

Pâtisserie Pour produire et vendre ses gâteaux, le Nippon Flour réfléchit à une implantation dans le Morbihan. Il est venu en repérage au Hangar.

Décidément, les Japonais s'intéressent au Morbihan. Après les chocolats Le Roux et Yoku Moku ou Cité Marine et Nissui, c'est au tour du Hangar à Ploërmel d'attirer une société japonaise, Flour. Le projet vise à construire une usine pour produire des pâtisseries japonaises encore largement ignorées des consommateurs français, à l'instar des gâteaux aux haricots rouges nippons. «J'ai pourtant l'intention de m'implanter en France pour les faire connaître», remarque Futoshi Uematsu, dont le produit phare, le gâteau Madame Yoko, sorte de génoise avec une crème de fromage légèrement sucrée, connaît selon lui des pics de vente de 20.000 unités par jour au Japon.




Une co-entrepriseavec un Japonais?

Basé à Osaka, doté de sept boutiques dans son pays, le groupe Flour y emploie 150 personnes avec un chiffre d'affaires d'un milliard de yens (un peu plus de 9,4millions d'euros). Le petit groupe familial réfléchit aussi à une boutique située Rive Gauche à Paris. Pour atteindre son objectif de production française, Flour fait les yeux doux à Michel Galloyer. Le Japonais se montre très intéressé par le Hangar ouvert depuis près d'un an à Plomeur par Michel Galloyer et Anne-Marie Guillard. En Bretagne sud, cet espace mêle restauration, épicerie fine et biscuiterie artisanale. Y sont produits les biscuits (cakes, brioches, financiers, madeleines, galettes ploërmelaises et sablés) distribués dans les boulangeries Grenier à Pain, y compris à l'étranger. 1,1million d'euros a été injecté dans cette réalisation. Flour n'engagerait pas autant.Dès lors, le groupe japonais s'implantera-t-il ici de son propre chef ou à travers une co-entreprise avec Michel Galloyer? À l'image de la joint-venture réalisée au Pays-Bas l'an dernier afin d'ouvrir cette fois-ci des boulangeries à Rotterdam, Rijssen, Weert avant éventuellement Amsterdam. Pour ce qui est de l'envie des Japonais, «c'est encore à l'étude, on étudie les modalités», explique Michel Galloyer. La création de dix emplois est en jeu. Les relations que ce dernier entretient depuis 20 ans avec la famille Uematsu, propriétaire de Flour, pourraient faciliter les discussions. Au Japon, le boulanger entrepreneur a ouvert une petite dizaine de boutiques et vient de s'y associer avec un nouveau partenaire, Fuji Pan. «Là-bas, je vends mon nom et j'ai des royalties fixes. Ce n'est pas le même système qu'en Chine, où il y a plus de transparence sur les chiffres. Mais les Japonais sont des partenaires en or, ils respectent la parole donnée.» Un gage d'engagement commun en Bretagne?



Nicolas Mollé

Le Grenier à Pain



(Angers)


P-dg: Michel Galoyer 302 salariés CA: 22M€ Tél.: 02 41 20 85 10 @email

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