Pas facile de passer la main… Même si Alain Rousset affirme qu’il est temps pour lui de passer la main à Bordeaux Unitec, et de « voir voler (son) bébé de ses propres ailes », le président du conseil régional semble particulièrement vigilant sur l’avenir de la technopole. Le 27 juin, lors de l’assemblée générale, il a souvent monopolisé la parole pour donner son point de vue où proposer des modifications aux statuts. Alain Rousset a notamment regretté le choix initial de réserver seulement six sièges au collège « Université et recherche ». Finalement, douze sièges seront octroyés à ce collège. Le président du conseil régional a également déploré que sa collectivité ne dispose que d’un siège « soit autant que la Ville de Pessac, qui ne finance pas Unitec ». Il s’est également interrogé : « Pourquoi la Caisse des dépôts n’est-elle pas présente ? Ce serait plus utile que la Caisse d’épargne… »
Futur retraité
En revanche, s’il est un choix qu’Alain Rousset approuve pleinement, c’est celui du nom de son successeur : Didier Roux, nouveau président de Bordeaux Unitec, c’est « the right man at the right place ». Ce diplômé de l’Ecole Normale Supérieure de Saint-Cloud a été directeur de recherche au CNRS, directeur scientifique adjoint de Rhône-Poulenc et membre du conseil scientifique et technologique de Rhodia. Il travaille chez Saint-Gobain depuis 2005 comme directeur de la R&D et depuis 2009 a également en charge l’innovation. Didier Roux est membre de l’Académie des sciences, de l’Académie des technologies et professeur au Collège de France. Il connait Unitec pour y avoir été le premier incubé. « Je serais à la retraite dans un mois et j’aurai donc du temps à consacrer à cette belle maison, explique Didier Roux. Mes deux priorités seront de poursuivre le métier historique d’Unitec - l’accompagnement à la création d’entreprise - mais également de les épauler dans la phase suivante : la croissance et le développement à l’international. Dans un environnement économique mondial, l’enjeu est de croître sur le marché mondial. Or, nos entreprises se focalisent trop souvent sur le territoire national. Pour accéder à ce marché mondial, Unitec devra aider les entreprises à construire des tours de table ».
Futur accélérateur
Pour la technopole, les prochains mois seront également marqués par le rapprochement avec l’agence du numérique AEC. Elle pourrait aboutir à un rapprochement géographique de certains collaborateurs au sein de la future Cité numérique. D’ici à 2020, Unitec ambitionne de devenir la rampe de lancement des start-up de la région en créant une palette de services, de l’incubation à l’excubateur, en passant par l’accélérateur.