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Le délégué général de French Tech Bordeaux s’engage auprès d’Emmanuel Macron
Interview Bordeaux # Politique économique

Le délégué général de French Tech Bordeaux s’engage auprès d’Emmanuel Macron

Xavier Lainé, le délégué général de French Tech Bordeaux, est nommé responsable « société civile » du mouvement En Marche pour la Gironde.

Le Journal des entreprises : Pourquoi avez-vous décidé de vous investir en politique ?

Xavier Lainé : Depuis quelques mois, je m’investis au sein de la campagne d’Emmanuel Macron via de la collecte de fonds. Aujourd’hui, je suis nommé responsable « société civile » du mouvement En Marche ! pour la Gironde. Si je m’engage c’est d’abord parce que je souhaite un renouveau en matière politique. Je suis un fervent défenseur du « bottom-up », et En Marche applique cette méthode, en écoutant le terrain avant de prendre les décisions. Je partage la vision d’Emmanuel Macron sur l’économie, où il a la meilleur vision des enjeux auxquels seront confrontés la société à l’avenir, avec la robotisation ou l’intelligence artificielle. Il veut faire de la formation continue une priorité, pour que la société s’adapte à ces nouveaux challenges.

Avez-vous déjà rencontré Emmanuel Macron ?

X.L. : Je l’ai déjà rencontré quatre fois. Mais mon action se passe en Gironde, pas à Paris. Mon rôle sera de rencontrer les têtes de réseaux pour recueillir des informations pour affiner le programme et convaincre les indécis. Et j’ajoute qu’il n’est pas nécessaire d’être à Paris pour communiquer avec le staff d’En Marche.

Votre engagement vous conduira-t-il à une candidature aux élections législatives ?

X.L. : Je ne suis pas candidat aux législatives. Je compte m’investir pendant 2 mois. J’ajoute que le mouvement En Marche est déjà représenté en Gironde avec Tanguy Bernard, référent départemental.

Avez-vous annoncé votre engagement politique à votre conseil d’administration ? Comment les élus locaux qui soutiennent French Tech Bordeaux ont-ils réagi (1) ?

X.L. : Je n’ai pas fait d’annonce, je n’ai pas à le faire. Mon engagement politique est complétement décorellé de mon action French Tech. Je n’ai jamais fait de prosélytisme. Et mon engagement ne se fait pas au détriment de French Tech, il s’agit simplement de temps supplémentaire mis au service de convictions. Virginie Calmels (vice-présidente de Bordeaux Métropole, NDLR) connaissait ma proximité avec En Marche ! et ne m’en a jamais fait grief.

(1) Le financement de French Tech Bordeaux est assuré par Bordeaux Métropole (67%), le conseil régional Nouvelle-Aquitaine (17%), la CCI de Bordeaux (7%) et des partenaires privés.

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