En Nouvelle-Aquitaine plus qu’ailleurs en France, l’agriculture est un enjeu. Le territoire est la première région agricole de France en surface utile et une des premières d’Europe pour la valeur de sa production (11 Md€ de CA en agriculture, 30 Md€ en agroalimentaire), comptabilisant 64 000 exploitations et 120 000 employés. C’est la région de France qui compte le plus de produits labellisés qualité et d’origine, et elle se veut exemplaire.
En 2024, le conseil régional a mené une mission d’information et d’évaluation (MIE) de la politique agricole et alimentaire, à laquelle ont contribué 25 élus régionaux pour auditionner 110 personnes de 51 structures. "Un exercice inédit", selon Jean-Pierre Raynaud, vice-président en charge de l’agriculture et président de l’Agence alimentation Nouvelle-Aquitaine (Ana). Il en est ressorti diverses mesures financières et administratives pour aider la filière mais aussi un souhait : celui de créer un think tank régional.
"Aujourd’hui nous sommes accaparés par la gestion du quotidien. Or, il y a une vraie volonté politique de préparer l’avenir à horizon 2040", explique l’élu.
Surfer sur le salon de l’agriculture
Concrètement, ce laboratoire d’idées devra réunir "des compétences scientifiques, économiques, agronomes, philosophiques même". "Les services ont travaillé sur une liste. Certains ont déjà accepté d’intégrer le think tank mais il reste beaucoup de choses à régler", ajoute Jean-Pierre Raynaud. La Région compte sur le Salon international de l’agriculture - du 22 février au 2 mars à Paris- pour rencontrer des personnalités afin d’être opérationnels en septembre.
La Nouvelle-Aquitaine y sera présente en force, sur plus de 1 600 m2 au total. C’est aussi elle qui symbolise cette édition puisque c’est une vache limousine, Oupette, qui est l’égérie 2025.