« Le CIF est victime d'un racket »
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« Le CIF est victime d'un racket »

Norbert Hieramente,
président de la Sacicap Gironde.


Que "pèse" le Crédit immobilier de France ?

Le CIF compte 250 agences, qui emploient 2.500 personnes. Il gère les dossiers de 5.580 clients, avec 5milliards d'euros de crédits engagés en 2011 et un résultat de 100millions d'euros. Son rôle est avant tout de veiller à la distribution des prêts d'accession sociale à la propriété. 56 Sacicap (Société anonyme coopérative d'intérêt collectif pour l'accession à la propriété, ndlr) sont actionnaires du CIF. Entre2008 et2011, la Sacicap Gironde, avec un budget cumulé de 11,8 M?, a aidé 1.439 ménages.




Pourquoi le CIF est-il aujourd'hui en péril ?

Il s'agit d'une prédiction auto-réalisatrice ! L'État a décidé notre perte et nos soucis se multiplient. Le souhait de l'État est aujourd'hui de gérer le CIF en extinction. Il nous a menacés de l'autorité de contrôle prudentiel si les 56 Sacicap résistaient. Mais où va-t-on dans ce pays ? Le CIF est une entreprise privée, destinée à un public modeste. Il est aujourd'hui victime d'un racket. Bercy et La Banque postale sont à la manoeuvre pour nous piller notre fonds de commerce. 2.500 personnes vont peut-être se retrouver sur le carreau, mais l'État s'en fiche.


L'État n'est pas responsable de la dégradation de votre note par Moody's ?

Certes, notre modèle est obsolète. Nous avons pris l'habitude de nous refinancer en faisant appel au marché. Ce système n'est plus viable depuis la crise financière. Mais pourquoi l'État a-t-il demandé la mise en place d'une gestion en extinction ? Nous avons un ratio de fonds propre de 15 % !

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