Depuis plusieurs mois, la douzaine de salariés de la société bayonnaise Le Béret Français (plus d’un million d’euros de CA) s’active en coulisse pour produire une gamme consacrée aux Jeux Olympiques. "Nous avons débuté dans ce type de contrat avec la précédente Coupe du monde de rugby avant de candidater sur la licence JO", raconte Nathalie de Mauduit, directrice de l’entreprise.
Une gamme "made in Bayonne"
La société, qui fabrique essentiellement pour le marché français mais aussi à l’international ("des États-Unis à l’Asie pour des chapelleries, concept-stores ou grands magasins"), a renforcé ses effectifs pour fabriquer "plusieurs dizaines de milliers de bérets" supplémentaires à l’effigie de la mascotte Phryge, de la flamme olympique ou du drapeau français.
"Nous anticipons des commandes équivalentes à la Coupe du monde de rugby. La distribution se fait un peu partout, des boutiques officielles à notre site internet en passant par les détaillants sur les sites des épreuves ou les bateaux sur la Seine", poursuit la porte-parole.
Une production optimisée
L’entreprise a commencé la fabrication en amont, en travaillant "main dans la main avec les équipes organisatrices autour d’un cahier des charges créatif". La manufacture bayonnaise, qui produit habituellement "environ 500 bérets par jour", a dû adapter sa cadence.
"Nous avons optimisé l’organisation en interne pour que les machines tournent plus et que les équipes aient des horaires étendus. Nous l’avions déjà fait pendant le Covid où nous avions fabriqué des masques, et pour la licence de la Coupe du monde. Ça nous a servi pour les JO." La PME reconnaît avoir déjà pu bénéficier de retombées médiatiques nationales et espère profiter de ce contrat pour gagner en visibilité.