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"À Laval Virtual, on ne trouve pas que des clients, on trouve des solutions"
Interview Mayenne # Industrie

Alexandre Bouchet directeur de Laval Virtual et de Clarté "À Laval Virtual, on ne trouve pas que des clients, on trouve des solutions"

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Le salon de la réalité virtuelle et augmentée Laval Virtual se tiendra du 12 au 16 avril à l’Espace Mayenne, à Laval. Avec 200 exposants, il continue de s’étoffer, accueillant notamment le retour des firmes asiatiques. Ayant clarifié et assaini sa structure, l’association organisatrice est repartie sur de bons rails.

Alexandre Bouchet, directeur de Laval Virtual, le salon professionnel et grand public dédié à la réalité virtuelle et à la réalité augmentée — Photo : Laval Virtual

Comment s’annonce Laval Virtual 2023 ?

Pour cette 25e édition, le salon s’annonce en croissance, tant en nombre d’exposants qu’en durée. Nous allons passer de 135 à 200 exposants. Nous relançons les journées pour le grand public, qui pourra participer en même temps que les trois journées professionnelles, plus les deux jours du week-end. Dans la zone grand public sont présentées des innovations de start-up, de laboratoires, laissant entrevoir le futur de la réalité virtuelle. Dans la zone professionnelle seront exposées des solutions pour améliorer le business aujourd’hui.

Comme le salon grossit, il nous faut plus d’espace. Nous passons donc de 4 200 m2 à 5 400 m2. Nous avons accueilli environ 6 500 visiteurs en 2022. Cette année, nous visons 5 000 visiteurs professionnels et 5 000 du grand public. Nous ne sommes pas revenus aux niveaux de 2019, avant Covid (300 exposants, 18 000 visiteurs), mais nous nous en approchons.

Laval Virtual propose les innovations de la réalité virtuelle pouvant intéresser le grand public, comme les professionnels — Photo : Rémi Hagel

Vos partenaires asiatiques sont-ils de retour ?

Oui, les Japonais reviennent en masse pour la première fois depuis le Covid. Nous aurons une quinzaine d’exposants asiatiques, du Japon, de Corée, de Taïwan, de Chine. Notamment, le chinois Pico (groupe Byte Dance) sera là. Ces partenariats avec l’Asie sont l’une des signatures de Laval Virtual.

Nous aurons également la présence pour la première fois de grands noms, tels que Samsung et Meta (Facebook) qui présentera son nouveau casque de réalité virtuelle destiné aux professionnels. On assiste au retour de Microsoft avec une dizaine de partenaires, qui aura l’un des plus gros stands du salon.

À côté, nous trouverons des start-up françaises, dont le parisien Lynx, qui ambitionne de concurrencer les Gafam avec son casque de réalité augmentée. Il a réalisé une levée de fonds en 2022 et occupera un stand de 150 m2, l’un des plus grands. Une petite dizaine d'entreprises de l’écosystème lavallois seront sur place.

Laval Virtual propose également des conférences, dont certaines avec des intervenants nord-américains : Netflix, Snapchat, Amazon.

"Certaines PME craignent que la technologie soit trop coûteuse ou inaccessible, ce n'est plus le cas."

En quoi les dirigeants des PME de la région peuvent-ils trouver un intérêt à ces technologies ?

Nous insistons sur le côté pratique. Nous parlons assez peu de métavers, mais surtout de réalité virtuelle et augmentée (VR/AR). Au salon, on ne trouve pas que des clients, on trouve des solutions. Des solutions pour former ses salariés, mieux concevoir un produit, mieux le vendre, recruter, communiquer. Nous voulons être un salon de business. Nous ne voulons plus être perçus comme un salon de geek. C’était le cas il y a vingt ans parce qu’il abordait des technologies émergentes. Aujourd’hui, venir à Laval Virtual n’est pas réservé au responsable innovation de l’entreprise, mais aussi au bureau d’études, au dirigeant de PME, aux équipes marketing. Les usages de la VR/AR sont extrêmement larges.

"Nous ne sommes plus déficitaires"

Où en est l’association Laval Virtual aujourd’hui ? Il y a un an, elle avait trois activités et des difficultés financières…

Laval Virtual développait trois activités : l’organisation d’un salon physique, de salons virtuels et des services aux entreprises. En juillet 2022, nous avons externalisé les deux activités Mondes virtuels et services : Komodal est devenue une entreprise privée, dirigée par Laurent Chrétien (ancien directeur de Laval Virtual), avec une petite vingtaine de personnes. Laval Virtual s’est recentré sur sa mission : le salon physique, unique. J’en ai pris la direction, avec huit salariés.

L’association a connu de vraies difficultés financières. La situation s’est fortement améliorée : la cession nous a rapporté des fonds, l’équipe a été recalibrée et a gagné en rentabilité, le salon a fait des économies en négociant avec les prestataires, et connaît une bonne commercialisation de l’édition 2023. Il reste encore du travail pour pleinement oublier cette phase difficile, mais nous ne sommes plus déficitaires. Il nous reste quelques dettes, mais la structure est rentable. Notre budget est de 1,6 million d’euros.

Vous restez directeur du centre de ressources national spécialisé en réalité virtuelle Clarté ?

Oui, je consacre un tiers de mon temps à Laval Virtual, et Clarté reste ma mission principale. C’est aussi une association, elle offre aux entreprises des conseils sur la réalité virtuelle. Laval Virtual est la grand-messe annuelle. Clarté fournit un accompagnement au quotidien. Nous sommes le bras technique. Nous recevons des soutiens publics pour aider les PME, parfois gratuitement. Certaines craignent que la technologie soit trop coûteuse ou inaccessible, ce n’est plus le cas.

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