Flipr et son capteur connecté pour surveiller la qualité de l'eau des piscines, 3Dvarius et son violon réalisé par fabrication additive, Specktr et son gant de mixage connecté... Elles sont 23 entreprises au total à partir pour Las Vegas, sous le pavillon Occitanie, accompagnées par les deux agences locales de développement Sud de France Développement et Madeeli. Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région, sera aussi du voyage.
Un stand à 1 500 euros
Toutes porteuses d'innovation récente, elles vont exposer à l'espace stratégique Eureka Park (celui des start-up innovantes) : la Région met à leur disposition un stand de 9 m² pour un montant de 1.500 euros (au lieu de 2500) avec toute la signalétique de la région gratuite. Pour 100 euros de plus, les entreprises ont la possibilité de prendre un accompagnement marketing et communication, avec l'assistance de deux consultants : un Toulousain basé à San Francisco et un Américain à Toulouse. Ils assurent les relations médias et conseillent par exemple sur la réalisation d'un site en anglais et autres préparatifs nécessaires pour parfaire son image aux yeux des Américains. Un accompagnement "prospection" leur est aussi proposé avec un rapprochement du réseau EEN (Entreprise Europe Network) et la possibilité de pitcher auprès d'investisseurs. Ils pourront aussi assister aux réunions prévues au French village.
Pour se faire connaître
En plus d'une ouverture vers le marché américain, le CES s'avère tout simplement « un très bon moyen de se faire remarquer. » Sven Fonteny, co-fondateur de flipr, entend juste « tâter le terrain là-bas », conscient de la concurrence sur son offre de capteurs connectés pour piscines et du fait qu'il en est tout juste au démarrage de sa phase d'industrialisation (il démarre la production de capteurs notamment pour Irrijardin).
Ressenti d'une start-up locale partie l'an dernier à Las Vegas : « Grâce au CES, on a pu faire une veille technologique très intéressante », témoigne Carole Zisa-Garat, fondatrice de Telegrafik (CA 2015 : 126.000 ?, 7 salariés) qui a mis au point une solution aidant au maintien à domicile des personnes âgées. « On a surtout vu des Français et on a gagné en notoriété ». Laurent Bernadac, qui conçoit et vend des violons électriques réalisés en 3D (3Dvarius), a dépensé 11.000 euros en tout pour le CES et une présence à un deuxième salon dédié à la musique à Los Angeles. Il fera venir des violonistes pour des démonstrations et espère vendre quelques pièces (7.000 euros l'unité) aux Américains, apparemment férus de ce petit bijou de technologie. Viendront aussi des entreprises locales comme Pierre Fabre et Sigfox, ou des PME et start-up emmenées par le pôle de compétitivité Derbi (énergies renouvelables) et La Poste.