Quasiment un an après la désignation du consortium acquéreur de la société Aéroports de la Côte d'Azur, c'est au tour de la Principauté de Monaco d'entrer dans la danse. Le Rocher vient en effet d'officialiser sa volonté d'entrer au capital d'Azzurra Aeroporti, l'entité gestionnaire depuis octobre 2016 des plateformes aéroportuaires de Nice, Cannes-Mandelieu et Saint-Tropez, ainsi que de l'entreprise de service d'assistance en escale Sky Valet. Le consortium Azzurra Aeroporti est à ce jour composé de l'opérateur de l'aéroport de Rome, Atlantia, et d'EDF Invest. Il détient 64% du capital d'Aéroports de la Côte d'Azur, suite à la vente des parts détenues par l'Etat (60%) et de celles du Conseil Départemental des Alpes-Maritimes (4%). En juillet, une fois le transfert de participation réalisé, Monaco détiendra 12,5% du capital.
Choix stratégique
Si Monaco met sur la table une enveloppe estimée entre 130 et 135 millions d'euros, c'est pour des raisons de "souveraineté" et de "développement économique", indique l'exécutif monégasque. La Principauté souhaitant ainsi profiter de l'ouverture au monde que constitue le deuxième aéroport de France après Aéroports de Paris, avec 111 destinations directes et 12,4 millions de passagers (fréquentation 2016). Parmi eux, une clientèle affaires à fort pouvoir d'achat atterrissant sur les plateformes dédiées de Cannes Mandelieu et de Saint-Tropez. A cet égard, l'offre de liaison par hélicoptère devrait être renforcée.
Quant au choix de l'appellation officielle de l'aéroport Nice Côte d'Azur, Monaco a botté en touche, ne souhaitant pas pour l'heure alimenter un sujet qui fait débat sur les terres azuréennes. Les actionnaires minoritaires d'Aéroports de la Côte d'Azur, en l'occurrence la CCI NCA (25%), la Métropole NCA (5%), le Conseil régional (5%) et le Conseil départemental des Alpes-Maritimes (1%), tenant à conserver la marque ombrelle "Côte d'Azur".