La plateforme d’IA générative d’images Seelab lève 1 million d’euros
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La plateforme d’IA générative d’images Seelab lève 1 million d’euros

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La start-up Seelab, partagée entre Lannion et Nantes, vient de lever 1 million d’euros auprès du fonds parisien SideAngels. L’entreprise a lancé en mars 2024 sa plateforme de génération d’images à l’aide d’IA générative, et vient de lancer sa version payante cette semaine. Ses cibles sont notamment les services marketing et communication des entreprises, et les designers indépendants.

Matthieu Grosselin, cofondateur de Seelab, vient de lever un million d’euros en grande partie pour recruter des profils orientés tech — Photo : Benjamin Robert

Basée entre Nantes et Lannion et accompagnée par le technopole Anticipa, Seelab a lancé en mars dernier sa plateforme de génération d’images grâce à l’Intelligence Artificielle (IA) générative. La start-up vient de lever 1 million d’euros via le fonds d’investissement parisien SideAngels. Le business angels Benoît Hediard, ancien directeur technique d’AgoraPulse et aujourd’hui membre du fonds nantais Premier Etage, a également participé. Fondée début 2023, l’entreprise de 11 salariés combine des algorithmes de deep learning et techniques de traitement d’images avancées.

Exemple d’une image générée sur la plateforme seelab.ai, lancée par Seelab en mars 2024 — Photo : DR

"Par rapport aux autres plateformes d’IA génératives (Midjourney, Dall E, NDLR), notre solution se veut très simple d’utilisation. Il est possible de donner des instructions en français. Notre interface se veut utilisable par tous sans être un expert", détaille Matthieu Grosselin, co-fondateur et co-président avec Julien Rebaud, et Ronan Tessier, le directeur technique.

Trois fondateurs aguerris

"Cette première levée de fonds va servir à payer les salaires de l’équipe, qui est notre principale dépense", explique Julien Rebaud. "À 42 et 43 ans, nous sommes des vieux start-upers à la tête d’une start-up", s’amuse le Costarmoricain, qui a créé par le passé la start-up de photo Meero. Cette dernière fait justement aujourd’hui partie des clients de Seelab.

Cette plateforme tout en un, baptisée seelab.ai, permet la création et l’édition d’images générées par l’IA. "À partir d’une requête, la plateforme génère au bout de 30 secondes trois images, que l’utilisateur peut affiner, en effaçant certains détails, par exemple", reprend le dirigeant. La clientèle cible est constituée des entreprises, notamment des services marketing et communication, et des designers indépendants. Des tests sont également menés pour proposer une offre gratuite à destination de particuliers curieux. Les images, qui peuvent être habillées avec une cinquantaine de "styles" différents (manga, impressionniste…) sont principalement utilisées sur les réseaux sociaux.

Une plateforme collaborative et sécurisée

Trois avantages concurrentiels différencient l’outil de Seelab des écuries internationales du secteur comme Midjourney. Tout d’abord la sécurité des données des utilisateurs, qui restent hébergées en Europe. "Plusieurs services juridiques ont contraint l’utilisation des gros du secteur dans leur entreprise à cause du flou juridique autour de l’utilisation des données", note Matthieu Grosselin. De plus, Seelab propose des modèles personnalisés, développés à partir de photos et de logos de l’entreprise, afin de coller au plus près de l’identité de la société. "Et contrairement à nos concurrents, la plateforme est collaborative : on peut y travailler ensemble avec des collègues", souligne Julien Rebaud.

1 000

Outre la version gratuite, Seelab.ai est vendu sous la forme d’un abonnement, dont le prix varie de 12 à 149 euros par mois selon les besoins. La start-up, qui possède un partenariat avec l’Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires (Irisa) de Rennes, a pour programme en 2024 d’attaquer son marché, en menant notamment des tests sur les réseaux sociaux, Google Aps et auprès d’influenceurs. L’objectif est de parvenir à la fin de l’année au seuil des 1 000 clients payants. En 2025, la start-up pourrait se lancer dans la duplication de sa plateforme à l’étranger, elle qui a un bureau à Rennes, un à Paris et un autre au Luxembourg.

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