«La génération Y fonctionne à l'affectif»

«La génération Y fonctionne à l'affectif»

Claude Dognin,
Fondateur de l'institut des stratégies et techniques de communication (ISTC) de Lille.



Depuis ce 1er avril, vous avez laissé votre place de directeur de l'ISTC à Anne-France Malvache. Quel bilan tirez-vous de l'institut lillois qui fête ses 20ans ? L'équipe continuera de grandir sans moi et c'est déjà une belle réussite. On embauche quatre presonnes supplémentaires pour assurer la rentrée prochaine. Nous accueillerons aussi près de 340étudiants l'an prochain contre 321 aujourd'hui et 292 en 2009. Nous avons multiplié notre nombre d'étudiants par cinq en dix ans tout en arrivant à maintenir un taux de placement de 90%. Nous avons aussi misé sur l'international avec des cours en anglais mais aussi avec 34conventions internationales signées pour 52 places pour les étudiants par an à l'étranger.
Outre ces réussites, que pensez-vous de la fameuse génération Y qui investit aujourd'hui les services de communication des entreprises ?

Il est clair que l'on n'a pas le même manière d'aborder les jeunes aujourd'hui qu'il y a dixans. Ils avalent un ensemble de données phénoménales en peu de temps. Ils sont très mobiles et difficiles à fidéliser. Pour les motiver, la récompense reste toujours le meilleur moyen. Un des problèmes de cette génération c'est qu'elle demande des avantages avant même d'avoir fait ses preuves. Cependant si vous arrivez à les mettre à l'aise et à les rendre épanouis, ils donneront sans compter. Elle fonctionne à l'affectif.
Comment analysez-vous le marché lillois au lendemain de la crise ?
En tant que directeur de l'ISTC, j'ai connu deux autres crises majeures, celle de 1993 et l'autre en 2003. La dernière perturbation en date a fait grandir le marché en maturité. Elle a aussi fait comprendre aux entreprises qu'elles ne pouvaient pas se passer de la communication surtout au temps de l'avénement des réseaux sociaux. Les stratégies sont toujours les mêmes, ce sont les outils qui changent. Dans cette mutation les web-agency ont toujours le vent en poupe et les relations presse gagnent encore du terrain sur la place lilloise. C'est un secteur qui reste en tout cas optimiste pour 2011 et qui a bien limité la casse l'an dernier.

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