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La FinTech TrackInsight lève 2,5 millions d'euros
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La FinTech TrackInsight lève 2,5 millions d'euros

Spécialisée dans l'analyse et la sélection de fonds indiciels cotés, la FinTech sophipolitaine se consolide en Europe et part à l'assaut des USA et de l'Asie.

On les appelle ETFs, ou Fonds indiciels cotés, support d'investissement le plus dynamique de l'industrie de la gestion d'actifs. Ils représentent déjà quelque 3.000 milliards de dollars, soit 15% des encours à l'échelle mondiale de la gestion collective. C'est sur ce marché colossal que se positionne la start-up sophipolitaine TrackInsight, qui vient de lever 2,5 millions d'euros auprès du fonds FinTech géré par New Alpha Asset Management et l'assureur Aviva France, avec la première plateforme pan-européenne de notation et de sélection de fonds indiciels cotés. « C'est une sorte de supermarché des ETFs où l'on vient vérifier leur performance », vulgarise son cofondateur et directeur général Jean-René Giraud.

4 000 utilisateurs en Europe

A l'origine, la plateforme a été développée et lancée en 2014 par la société sophipolitaine Koris International (environ 2 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 10 collaborateurs), spécialisée dans le conseil en investissement pour les grandes institutions que sont les fonds de pension et autres assureurs. « Il s'agissait alors de répondre à nos besoins, mais on s'est aperçu assez rapidement qu'elle intéressait aussi nos clients », explique le dirigeant. D'où la création, en avril dernier, d'une société indépendante, TrackInsight SAS, chargée d'exploiter et de déployer la solution utilisée à ce jour par près de 4.000 utilisateurs en Europe, dont 1.500 réguliers, générant un chiffre d'affaires de plus de 500.000 euros. « L'objectif de ce tour de table est de conforter notre présence sur le continent européen et de mettre un pied aux Etats-Unis, là où le marché des ETFs est quatre à six fois plus important. » Avant de jeter un œil de l'autre côté du Pacifique, en Asie.

Sophia, the place to be ?

A cet égard, une dizaine de personnes, hors stagiaires, viendra renforcer l'effectif de la start-up courant 2017. Des ingénieurs informatiques et financiers, mais aussi des profils de web marketing, de chargés de comptes et de commerciaux. Car si des implantations sont prévues à New-York (premier trimestre 2017) et Singapour (au plus tard début 2018), Jean-René Giraud souhaite conserver la maîtrise des opérations à Sophia Antipolis. « TrackInsight est une entreprise du digital. Il n'est donc pas nécessaire d'être à Paris ou Londres pour faire de la finance », estime-t-il. Au contraire. « Etre à Sophia, c'est s'éloigner du centre névralgique et de son bruit court-termiste, c'est prendre de la hauteur pour faire différemment ». Un positionnement non-conforme « compris des clients », mais qui peut se révéler problématique en matière de recrutement, notamment concernant les profils étrangers. Toutefois, la jeune pousse peut s'appuyer sur « deux actifs de grande qualité » : le centre de recherche Edhec Risk, à Nice, « certainement le plus grand et le plus pointu centre de recherche indépendant en finance du monde », juge-t-il. Ainsi que le Master IMAFA (pour Informatique et Mathématiques Appliquées à la Finance et aux Assurances) de Polytech Nice Sophia. « L'idée est de faire venir des sociétés amies, voire d'incuber de nouvelles start-ups dans nos locaux, afin de construire de manière pragmatique un petit écosystème. » Et atteindre ainsi une masse critique permettant de créer une dynamique autour de la FinTech.

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