Le saviez-vous ? Les Pays de la Loire sont la troisième région cidricole française derrière la Normandie et la Bretagne avec 40 millions de bouteilles par an (20 % de la production française). Fédérés au sein de l'association Les Cidres de Loire, la filière réunit 110 producteurs de pommes et producteurs-transformateurs. Au niveau national, le chiffre d'affaires de la filière cidricole est estimé à 400 millions d'euros.
Un marché du cidre en déclin depuis 20 ans
Concentrée sur les départements de la Sarthe, la Mayenne et le nord du Maine-et-Loire (Segréen), la production régionale est écoulée à 80 % auprès des industriels (cidres de marque). Une grande partie des pommes destinées au Champomy (boisson gazeuse à base de jus de pommes) est par exemple issue de la production régionale. Car la filière regroupe une gamme de produits qui va bien au-delà du cidre : Pommeau du Maine AOC, jus de pomme, poiré... avec l'émergence de nouveaux produits comme des cidres aromatisés aux fruits. Un virage destiné à répondre à un marché du cidre en déclin depuis 20 ans (baisse de 2 à 3 % par an) qui touche particulièrement la GMS (NDLR les cidres fermiers artisanaux ou bio étant en progression).
« Il faut sortir le cidre de la crêperie ! »
« Nous avons entamé un virage depuis 3-4 ans, explique Denis Rouland, le président des Cidres de Loire. Notre objectif est de capter les jeunes consommateurs avec de nouveaux produits afin de les amener par la suite sur les cidres traditionnels. » Les cidres rosés, aromatisés, les petits contenants ont ainsi fait leur apparition avec des croissances annuelles allant de 5 à 15 % par an. Considéré comme un produit un peu vieillissant, le cidre réussit, avec ces innovations, à toucher de nouveaux consommateurs et de nouveaux marchés. « Il faut sortir le cidre de la crêperie ! », martèle Denis Rouland. Parmi les axes de développement, les collectivités. « C'est un marché en croissance depuis quelques années, reconnaît le président de la filière régionale. Peu calorique et peu alcoolisé, le cidre séduit de plus en plus. » Et pour la première fois, cette année, les Cidres de Loire ont fait leur entrée au salon des vins de Loire d'Angers. Une vraie reconnaissance pour une filière qui souffre encore d'un manque de visibilité géographique malgré une image régionale renforcée depuis 2012 et le changement de nom de l'association (ex Association pour la promotion de la production cidricole du Maine) pour celui de Cidres de Loire. « Il y a aujourd'hui une dynamique et une professionnalisation de la filière avec des vergers de plus en plus grands. Notre rôle est de la promouvoir. »