1,3milliard de Chinois. Seulement 1% de ce marché contenterait plus d'une entreprise. Mais comment aborder ce pays? Est-il accessible aux PME? Le retour sur investissement est-il proportionnel à ce formidable potentiel? Les experts et les entreprises rhônalpines qui ont réussi à conquérir le marché chinois s'accordent à dire qu'il est préférable de se rendre sur place pour se confronter à la réalité du grand export. L'ouverture de l'exposition universelle de Shanghai, qui attend près de 70millions de visiteurs, présente une belle occasion d'aller tâter le terrain. Le pavillon de 3.000m² animé par la Région Rhône-Alpes et Erai, son bureau de représentation commerciale, offre un tremplin pour prospecter, tester son produit, initier des contacts. Les entreprises locales et les savoir-faire régionaux seront mis en avant au travers de semaines thématiques avec conférences et salles d'exposition. C'est le moment de profiter de cette mise en lumière pour positionner ses compétences et capter l'attention des éventuels clients asiatiques. Si le marché semble accessible aux PME, et pas seulement aux grands groupes, mieux vaut ne pas y aller seul. Les témoignages des entreprises locales rencontrées par Le Journal des Entreprises confirment que s'aventurer seul sur un pays aussi différent culturellement, c'est aller au-devant des problèmes. Une première expérience réussie à l'international est requise avant de s'attaquer au marché chinois, réputé pour sa complexité, en premier lieu à cause de la barrière de la langue.
Accepter la différence
Prendre conseil auprès des instances patronales et des organismes économiques locaux rompus aux rouages de l'exportation est une première étape. Une bonne étude de marché pour identifier les secteurs en adéquation avec son produit ou son service constitue la deuxième phase du grand export. Elle se fait de concert avec l'accompagnement juridique, une ligne budgétaire à considérer comme un investissement pour l'avenir. La préparation s'avère donc indispensable pour la réussite du projet. Ensuite, les entreprises devront s'armer de patience, être prêtes à des négociations longues, à se rendre souvent sur place pour rencontrer leurs interlocuteurs, à entretenir une veille sur leur marché et surtout à accepter la différence.
L'exposition universelle de Shanghai vient d'ouvrir ses portes pour six mois. Rhône-Alpes et ses savoir-faire y seront bien représentés sur un pavillon de 3.000m². Cette manifestation d'envergure internationale représente une véritable opportunité pour les entreprises locales d'aller se frotter à ce marché convoité au regard de son ampleur. Quelques entreprises rhônalpines y sont déjà installées. Entre déboires et succès, elles nous livrent leur expérience d'un marché qui demande de la patience et du temps.
Dossier réalisé par Claire Pourprix et Stéphanie Polette