C'est fait. La prochaine entrée au capital de PSA Peugeot Citroën de l'État Français et du Chinois Dongfeng, aux côtés des Peugeot, est entérinée. Une révolution pour ce groupe détenu par la famille fondatrice depuis plus de deux siècles. Une évolution pour ceux qui, au quotidien, produisent et vendent les véhicules. À Mulhouse, l'objectif reste le même : il faut produire toujours plus de 2008 et un peu moins de C4 et DS4. Ainsi va le quotidien des usines, qui vibrent au gré de la vie des modèles. Il faut réfléchir à l'optimisation des flux de production pour renouer avec la compétitivité. Sans oublier la qualité non plus, la 2008 ayant prouvé dans ce domaine la capacité des ouvriers mulhousiens à se hisser au niveau des meilleurs. Il n'empêche. En se promenant sur le site, on ne peut s'empêcher de songer à cette page qui se tourne. Sans verser dans la nostalgie, mais en se projetant dans une filière automobile mondiale dont les mutations et concentrations sont loin d'être terminées. Difficile d'imaginer dès lors qu'il n'y aura pas de conséquences sur les sites européens et français. À ce titre et malgré l'annonce de PSA de l'abandon de la production de véhicules du segment B en France (qui ont fait les beaux jours de Mulhouse avec la 205 et la 206), on peut espérer que les efforts de productivité et de qualité du site alsacien lui permettront -encore- de tirer son épingle du jeu. @email twitter :@ArmengaudPhilip
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