À Laxou, à l’entrée de la Métropole du Grand Nancy, la CCI Formation EESC, filiale formation de la CCI Grand Nancy Métropole Meurthe-et-Moselle a inauguré ce 8 octobre son nouveau campus de formation. Les formations à Nancy étaient auparavant dispensées sur deux sites dans la Métropole et seront désormais regroupées dans le nouveau campus. "Nous voulions un seul site, un seul espace", résume François Pélissier, président de la CCI 54.
Pour mener à bien ce projet, la structure a racheté un site de 4 200 m² à Laxou et l’a réhabilité, pour permettre aux étudiants d’y faire leur rentrée dès 2025. "Ce campus nous permet d’atteindre une taille critique, avec 35 salles de formation, des espaces de coworking, d’expérimentation, un restaurant et une cuisine d’application, un magasin pédagogique, ou encore un espace dédié à la formation continue", cite François Pélissier. CCI Formation EESC (Ecole d’Enseignement Supérieure Consulaire), dont le siège est à Laxou, réunit près de 70 collaborateurs, et comptait près de 1 400 personnes en apprentissage, 2 000 personnes en formation continue et 900 jeunes en école de la deuxième chance en 2023.
Une deuxième étape en 2027
La seconde étape du projet devrait ensuite être inaugurée en 2027 : la CCI 54 prévoit l’inauguration d’un second campus, qui devrait sortir de terre dans la même rue, à Laxou également. Ce dernier accueillera un gymnase, des bureaux, un amphithéâtre, ou encore une cafétéria. Cette seconde marche représente un investissement de 9 millions d’euros, pour un budget total pour ces deux campus de près de 16 millions d’euros. Au total, les deux sites représenteront une superficie de 9 000 m². Le projet est financé à 40 % par la CCI 54, à 40 % par des organismes bancaires, et le reste est pris en charge par les partenaires de la structure, dont la Région Grand Est.
Répondre à un défi prioritaire
"Le défi de la formation et des ressources humaines est central : c’est celui dont les chefs d’entreprise nous parlent le plus", lance Franck Leroy, le président de la Région Grand Est. "25 % des 16-18 ans sont sortis de nos circuits, sans qualification. La jeunesse doit être un enjeu majeur. Mais nous avons besoin d’une sécurité des contrats à moyen terme, et de plus de stabilité", rappelle François Pélissier.