La Banque de France note une amélioration du climat des affaires
# Conjoncture

La Banque de France note une amélioration du climat des affaires

L'enquête régionale annuelle de la Banque de France, réalisée auprès de 1646 entreprises normandes, relève une amélioration mesurée du climat des affaires. Après avoir atteint un point bas, certains secteurs parient sur la stabilité, d'autres sur l'accélération d'un reprise qui se dessinait déjà fin 2016.

Terre d'industrie et d'exportation, la Normandie subit fatalement les aléas de la conjoncture internationale. C'est ce qu'à souligné d'emblée le directeur régional de la Banque de France Marc Lanteri à l'occasion de la présentation, jeudi 9 février, de l'enquête annuelle de la banque centrale sur les tendances économiques régionales.

Un contexte mondial qui dicte la marche des entreprises industrielles

Avec une croissance mondiale (3%) toujours en dessous de son niveau de 2008 et un « contexte de risque » souligné par le FMI, les signes d'amélioration sont néanmoins tangibles, estime Marc Lanteri qui retient notamment deux indicateurs parmi d'autres: le taux d'utilisation des capacités de production qui progresse de nouveau dans la zone Euro comme en Normandie, « signe avant coureur d'une reprise de l'investissement », et la diminution sur un an du nombre de défaillances en France (-5,5%) et en Normandie (-7%).

Reprise attendue des exportations

Dans le secteur industriel, les chiffres d'affaires des entreprises normandes ont globalement baissé de 0,9% en 2016, relève l'enquête de la BdF. Mais pour 2017, les entreprises interrogées anticipent une progression, qui peut aller de +3,4% dans l'industrie agroalimentaire à +6,9% dans les équipements électriques et électroniques, par exemple. Et côté export, ces mêmes industriels parient également sur une reprise en 2017 après une année 2016 beaucoup plus contrastée, marquée par la forte fluctuation des cours du pétrole.

Moins d'inquiétudes sur la rentabilité des entreprises

Toujours dans l'industrie, les effectifs, après une croissance de +1,3% en 2016, devraient stagner cette année. Après avoir beaucoup embauché en 2016 (+3%), le secteur automobile devrait mettre le pied sur la pédale de frein. Sur l'investissement, après une année 2016 faste (+19,3% tous secteurs industriels confondus), les entreprises prévoient en 2017 un léger recul dans ce domaine. Quant à la rentabilité des dites entreprises, elles sont moins nombreuses à anticiper un recul (8%) qu'elles ne l'étaient en 2016 (22%), souligne la BdF.

Le BTP a atteint son point bas

S'agissant su secteur du BTP, « l'enquête met en évidence l'atteinte d'un seuil bas », estime Marc Lanteri. Après une année de stabilité, les effectifs devraient progresser de 1,3% selon les entreprises interrogées. Et côté rentabilité, elles ne sont plus que 8% à anticiper une baisse contre 30% en 2016. Le point d'achoppement reste, pour les dirigeants, la question des délais de paiement puisque 30% d'entre eux considèrent qu'ils vont encore augmenter!

Outre les transport routiers de marchandises où les perspectives d'une rentabilité meilleure émergent, l'étude de la BdF ne couvre pas les services marchands en tant que tels; un secteur jugé "hétérogène" où les évolutions le sont tout autant, soumises comme c'est le cas pour le secteur du tourisme à des aléas divers et variés. Au final, souligne Marc Lanteri, « 2016 aura été une année de transition avec une amélioration progressive de l'environnement conjoncturel ».

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