Ils sont cinq. Cinq dirigeants d'entreprises finistériennes à forte identité bretonne: Mathieu Breton de Coreff, Frédérick Bourget de Sill, Gilles Coïc des cafés du même nom, Guy Le Lay de la Distillerie des Menhirs et Jean-Pierre Lallemand des glaces Jampi. Tous font ou ont fait de la publicité dans Ya!, l'hebdomadaire édité par Keit Vim Bev. Rien d'étonnant, a priori. Mais Ya! étant écrit en langue bretonne, ses publicités aussi. Avec la possibilité d'être traduite par l'équipe de Keit Vimp Bev. Plus qu'un coup marketing, (Ya! n'est tiré qu'à 1.200 exemplaires), ce sont des convictions qui poussent ces dirigeants à afficher leur entreprise dans ce journal. «C'est notre responsabilité que d'accompagner et de soutenir à notre niveau la langue bretonne», explique Mathieu Breton, patron de Coreff. «C'est par là que passe la défense du territoire, ajoute Frédérick Bourget de Sill. Les entreprises font aussi partie de cette culture.» C'est Yann-Fañch Jacq, responsable de l'association Keit Vimp Bev, qui a eu l'idée de solliciter ces entreprises il y a deux ans. «Je ne prendrai pas n'importe quelle société, il faut être logique.» Et il se dit toujours surpris de l'accueil reçu: «Encore aujourd'hui, quand je relance pour une nouvelle année, la réponse affirmative est immédiate!». Car la démarche n'est pas la même que pour les publicités dans les quotidiens. «Ce n'est pas du tout une question de prix (500 € pour 12 publications) et de circulation», explique Mathieu Breton. Mais plutôt d'image et d'identité d'entreprises ancrées en Bretagne.
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- LE CAS DE COM'