«On a commencé à travailler à l'export il y a cinq ou six ans. C'est compliqué et coûteux: un salon à Shanghai coûte cher, sans oublier le nombre de voyages à faire dans un pays avant de s'y implanter, c'est assez énorme! Mais, aujourd'hui, l'export représente 25% de notre chiffre d'affaires, et il est en croissance de 48 à 49% depuis le début de l'année. Plus globalement, si on est en croissance, c'est grâce à ce positionnement international vers l'Asie, la Russie et les États-Unis. Sans cela, on serait en stagnation. En France, on sent de la morosité, mais quand on voyage, on se rend compte qu'il y a tellement de choses à faire... À l'export, il faut le dire: le mot Paris fait vendre, plus que "France" d'ailleurs. En Asie, c'est bien simple, les mots "Paris" et "made in France" font rêver.
Le geste merveilleuxça se vend!
En France, on n'a jamais mis en valeur la main-d'oeuvre d'exception qui existe dans notre pays. Dans nos usines, le geste de nos collaboratrices est merveilleux et ça, ça se vend! La France a plein d'avenir à ce niveau! Une entreprise comme la nôtre, qui a un vrai projet, ainsi qu'un savoir-faire sur la gastronomie et le luxe, des spécificités bien françaises, a de vraies chances. Pour cela, nous nous sommes appuyés sur une relation extrêmement riche avec un chef breton, Alain Passard, natif de La Guerche-de-Bretagne et qui est presque plus connu au Japon qu'en France. C'est la rencontre entre une grande table, l'Arpège à Paris (trois étoiles Michelin), et nous.
Prêt-à-porter créatif et de qualité
L'idée est de réunir ces deux mondes, de faire un prêt-à-porter créatif et de qualité qu'on puisse vendre sur les tables du monde. On vend tout simplement Paris, l'art de vivre à la Française. On dit aux chefs: "Mettez des produits made in France, cela fait rêver". Un chef, aujourd'hui, ne veut surtout pas utiliser de produits chinois: "Si je veux vendre du luxe, je veux utiliser des produits français! Et le made in France est un gage de qualité". L'ambition est de devenir une référence dans la cuisine des chefs. Référence ne veut pas forcément dire être le plus gros, mais être reconnu en terme de qualité. Et, en 2012, nous avons d'autres projets toujours dans ce même esprit.»
Traiteur de Paris
(La Guerche-de-Bretagne) Dg: Denis Pinault Sites : La Guerche, Fécamp et Roanne Effectif: En moyenne 400 (dont 105 à La Guerche) CA 2011: 36M€ 08 20 20 17 57 www.traiteurdeparis.fr