Léonce-Michel Deprez, président de la CCI de l'Artois, président sortant de la CRCI
Dans quel état d'esprit êtes-vous après votre défaite dans la course à la présidence de la CCIR? C'était une élection difficile. Je savais que le combat le serait aussi, mais je n'ai pas d'états d'âme du tout. Je respecte la démocratie consulaire. Une page se tourne, une autre s'ouvre. Je ne suis pas du tout amer. Je viens de rencontrer Philippe Vasseur pour baser ma future action en tant que vice-président. Je suis dans un esprit totalement positif vis-à-vis de lui. Je ne suis pas là pour faire de l'opposition, je vais coopérer au maximum pour aider au développement des entreprises et des territoires.
Comment analysez-vous le résultat final? Chaque territoire a voté pour son candidat. Le Grand Lille et Boulogne pour Philippe Vasseur; Nord de France pour Francis Aldebert et l'Artois pour moi. Ce n'est pas ce que je défendais. Je suis un homme d'entreprise, de projets et de développement. Je vis de projets d'avenir. J'ai fait campagne sur une logique entrepreneuriale avec un bilan et l'expérience consulaire. J'en ai usé de la salive pour passer de dix à quatre chambres! Je suis pour une région métropolitaine mais pluripolaire. Or, une hyperrégionalisation est en marche du fait de la personnalité même de Philippe Vasseur. Il a une logique différente, de territoires, qui l'a emporté. Je pense qu'il va prendre conscience de la tâche immense qui va être la sienne. Cela va être un apprentissage, mais il a une grande science de la gestion de l'âme humaine. J'attends de voir...
Comment appréhendez-vous votre propre mission dans l'Artois? Ce n'est pas parce que nous avons créé la CCI de l'Artois que tout est fait. Il faut encore construire l'Artois. Une tâche à accomplir dans la sérénité pour réunir les trois arrondissements d'Arras, Lens et Béthune. La présidence de NFX m'occupe aussi beaucoup.
Propos recueillis par Géry Bertrande
- TROIS QUESTIONS À