«ISO 14001 est un atout marketing et le moyen pour une entreprise de montrer patte blanche en matière d'environnement», définit Stéphane Anelli d'Ecocert. Cet organisme certificateur intervient lorsque l'entreprise a mis en oeuvre un système de management de l'environnement (SME). Accompagné par un cabinet ou par son référent interne, le dirigeant doit d'abord définir sa politique, ses impacts environnementaux et vérifier qu'il respecte bien la réglementation.
Une garantie de bonnes pratiques
Cet état des lieux doit être suivi d'un plan d'actions concrètes. Par exemple, n'utiliser que des encres écologiques dans le cas d'un imprimeur. Il faut donc réaliser un audit interne, puis rapprocher les résultats constatés des objectifs. Un tel accompagnement par un cabinet spécialisé coûte de 500 à 1.000euros la journée-homme. À ce stade, l'entreprise peut contacter l'un des organismes certificateurs agréés par le Cofrac, unique instance nationale d'accréditation. L'audit - qui dure un à quatre jours - est facturé en moyenne 1.000euros la journée. L'auditeur commence par collecter toutes les informations nécessaires pour analyser la conformité réglementaire de l'entreprise, avant d'aller sur le terrain constater la cohérence entre l'organisation en place et les exigences de la norme. Délivrée par un comité de certification, la norme est valable pendant trois ans, avec un audit annuel. La certification ISO 14001 garantit qu'une entreprise respecte la réglementation. Et qu'elle s'est engagée dans une démarche d'amélioration continue et de prévention de la pollution. Mais elle ne l'oblige pas à communiquer ses résultats en externe, contrairement au référentiel européen EMAS.