Isère : Verelec veut faire rayonner ses radiateurs grâce à une levée de fonds
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Isère : Verelec veut faire rayonner ses radiateurs grâce à une levée de fonds

Electricité. Verelec, qui a mis au point un radiateur intelligent limitant les pics de consommation électrique, prépare un tour de table pour lancer sa production en 2016.

Depuis quelques mois, l'isérois Verelec a démarré une collaboration avec l'IFPEN de Lyon, le CEA, et les industriels Saint-Gobain et Schneider sur un concept de radiateurs délestables à l'attention des bailleurs sociaux. « Nous avons déposé un brevet fin 2014 pour intégrer des radiateurs à forte inertie, connectés à des systèmes fabriqués par Schneider. En les couplant à des compteurs Linky, cela peut permettre de délester des radiateurs », explique Frédéric Joubert, gérant de Verelec. Le délestage vise à couper temporairement l'alimentation électrique d'appareils non prioritaires afin de mieux répartir la puissance électrique disponible, et d'éviter les pics de consommation. Si la preuve du concept est déjà faite, ce nouveau produit est en phase de calcul à l'IFPEN avant un lancement en production à compter de fin 2016. « Nous voulons commencer par le marché français, mais le délestage est un sujet qui va toucher plusieurs pays avec la montée en puissance des énergies nouvelles », explique Frédéric Joubert. Après avoir réalisé en juillet 2015 une première levée de fonds de 600.000 ? auprès d'acteurs parisiens de la love money -couplée à des prêts bancaires de 400.000 ?-, la PME envisage déjà un second tour de table de 2,5 millions d'euros d'ici la fin de l'année pour assurer l'industrialisation de ce nouveau produit.

Un profil atypique
« Lorsque j'ai racheté l'entreprise fin 2009, celle-ci manquait de développement commercial et technique », rappelle le gérant, qui a d'ailleurs un profil plutôt atypique. Après avoir piloté des centrales nucléaires embarquées dans les sous-marins de l'armée, celui-ci a rejoint le centre spatial de Kourou (Guyane) avant de se reconvertir en rachetant une PME. « J'ai senti que le sujet de l'efficacité énergétique allait sortir », glisse-t-il. Son pari : devenir un spécialiste de l'efficacité énergétique. Ses axes de croissance ? Les solariums pour chevaux et le chauffage animal, avec les élevages de cochons ou de poulets. « On a prouvé que dans l'industrie du cochon, on pouvait gagner 10 à 15 % de consommation électrique avec nos appareils », résume-t-il. Mais son principal marché reste le logement social, à travers les bailleurs de fonds tel que l'Opac38, la Semcoda dans l'Ain et des acteurs comme Actis dans Lyon Métropole, « qui sont tous tenus de réaliser de plus en plus d'économies d'énergies ». Depuis son changement de mains, Verelec est passée de 3 à 10 salariés et se prépare désormais à recruter près de 60 personnes sur 3 ans, avec l'ambition d'atteindre 2,5 millions d'euros de CA dès fin 2016 (contre 300.000? en 2015) et 20 millions d'euros d'ici 3 ans. La PME regarde déjà au-delà des frontières, avec un premier projet de développement en partenariat avec un fabricant local au Canada. « Nous avons l'ambition de nous étendre dans les pays froids, avec des partenaires locaux qui pourront faire le montage et la distribution », explique Frédéric Joubert.

Verelec


(Saint Etienne de Saint Geoirs) Dirigeant : Frédéric Joubert 10 salariés ; CA 2015 : 300.000 ? www.verelec.net

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