Créée en 2013, la jeune pousse commercialise déjà des lampadaires solaires à batteries lithium et luminaires LEDS. « Avec cette technologie hybride solaire/hydrogène, l'autonomie énergétique est largement augmentée par l'apport de la pile à hydrogène. L'idée est de compenser le déficit d'ensoleillement des mois d'hiver, pour obtenir un bilan énergétique homogène sur l'ensemble de l'année », explique Olivier Bonnin, docteur en physique et président de Solium. L'enjeu commercial est de taille : l'éclairage public équivaut à plus de 40 % de la facture énergétique des collectivités en Europe.
Une prochaine levée de fonds de 800 K€
Pour aborder l'export, le dirigeant table sur une prochaine levée de fonds de 800 K€. « Nous avons fait le choix de travailler très tôt l'industrialisation du process, exclusivement française, puis d'assurer le développement commercial, en France et à l'international, souligne le fondateur. D'où l'enjeu aujourd'hui d'augmenter notre voilure financière ». La startup est d'ores et déjà en mesure de faire face à de gros volumes de commandes (quelques dizaines de milliers de pièces).
À l'export, l'ambition est double : assurer, sous licence, le transfert partiel de la technologie Solium à des entreprises partenaires locales, et implanter un réseau commercial actif sur place.
En France, la technologie Solium a été retenue par le SEDI (Syndicat des énergies de l'Isère) pour la réalisation de lampadaires publics connectés hybrides photovoltaïque-hydrogène, sur la commune de Moirans, qui intègrent un système de communication embarqué « wireless » et des capteurs environnementaux. L'inauguration du site pilote a eu lieu le 28 septembre. Pour asseoir son développement, la start-up prévoit la création de 5 postes d'ici 18 mois (R & D, commercial et achat) et ambitionne d'atteindre le million d'euros de chiffre d'affaires en 2016.
Agnès Le Men
Solium a développé le premier lampadaire hybride, mixant le solaire et l'hydrogène. A la clé : une levée de fonds de 800 K€.