Leur société a été liquidée le 16 juin dernier par le tribunal de commerce de Grenoble. Ce dernier avait choisi l'offre de l'Italien Cuki pour une reprise du matériel et du paiement d'une partie des dettes. Les emplois étaient en revanche exclus de l'offre de Cuki, concurrent d'Ecopla.
Une décision jugée scandaleuse par les salariés de l'unique fabricant français de barquettes aluminium (90 salariés en 2015 pour un chiffre d'affaires de 13 millions d'euros, en forte baisse par rapport au chiffre d'affaires 2014 de 20 millions d'euros). Scandaleuse parce que 25 des 77 salariés encore en poste, emmenés par le représentant CGT Christophe Chevalier, avaient présenté de leur côté une reprise sous forme de Scop, soutenue par l'Union régionale des Scop, les élus de la vallée du Grésivaudan, la Région, l'UIMM, l'Association française de l'aluminium...
2,3 millions d'euros avaient été réunis rapidement, auxquels sont venus s'ajouter il y a quelques jours les 400.000 euros promis par Laurent Wauquiez au nom de la région Auvergne Rhône-Alpes, pour sauver un des derniers fleurons industriels de cette vallée en difficulté. Ecopla est passée successivement, depuis sa création en 1960, par les mains de plusieurs actionnaires étrangers.
Ce jeudi 29 septembre, les Ecopla, comme on les surnomme, recevront la visite de Benoît Hamon, candidat à la primaire socialiste et ex ministre de l'économie sociale et solidaire. Ils avaient déjà rencontré, juste avant sa démission du ministère de l'Economie, Emmanuel Macron. Ou encore, plus récemment, le porte-parole du Gouvernement Stéphane Le Foll. Les porteurs de projet, soutenus par l'association "Les amis d'Ecopla" veulent obtenir le soutien du gouvernement et créer le buzz avant l'audience d'appel du 5 octobre prochain à Grenoble.