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Iscom : Changer l'image de l'industrie
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Iscom : Changer l'image de l'industrie

Communication À l'occasion de la semaine de l'industrie, les étudiants de l'Iscom de Lille et l'Arrep ont réalisé pour le GFI une « étude d'image » auprès des 13-25 ans.

Mains dans le cambouis, ateliers sales, pollutions, salaires de misère, métiers ingrats, etc. Pourquoi l'image de l'industrie reste-t-elle écornée en France ? Les clichés ont la vie dure ! Le Groupement des fédérations industrielles (GFI) de la première région sidérurgique et ferroviaire a voulu en savoir plus. Il a confié à l'Iscom et au réseau de communicants Arrep le soin de mener une « étude d'image » auprès des jeunes de 13 à 25 ans. « Les médias ne cessent de clamer les pertes d'emplois dans l'industrie ! Il y a un décalage de sens et de valeurs, déplore Bernard Bayart, secrétaire général du GFI. Certes, notre région a vécu des mutations industrielles qui ont provoqué des disparitions d'emplois mais il faut se méfier des statistiques qui "oublient" de comptabiliser les emplois externalisés dans les services et la maintenance notamment, ainsi que les nouveaux métiers que l'industrie génère par l'utilisation des nouvelles technologies et ses positionnements sur les nouveaux marchés. » Les 134 étudiants mobilisés pour présenter des « constats et propositions attractives » sont partis de ces données : 45 % de jeunes pensent que ce sont des métiers indispensables mais des freins existent ; 43 % n'y voient que des métiers manuels ; 16 % n'y voient aucune attractivité ; seuls 4 % ont déjà mis les pieds en entreprise.




Miser sur l'originalité ! Dès lors, comment montrer que l'industrie recrute et offre de belles perspectives d'avenir ? Pour parler aux jeunes, les étudiants ont fait leurs préconisations pragramatiques, « dans la culture Iscomienne », selon son directeur Jean-Marc Frecon : utiliser les réseaux sociaux et une com' vraie, sans stéréotype, des messages clairs et des promesses tenues, de la surprise et du renouvellement. Face à cette approche « très digitale », Bernard Bayart se dit « désarçonné ». Bousculer les idées reçues quitte à choquer : certains ont parfois bâti des plans osés pour rendre l'industrie sexy. « Il y a de vrais partis pris », se félicite Magali Fosse, de l'Arrep. « On n'en restera pas là », note Bernard Bayart. Reste à trouver les 100 K€ de budget préconisés.

G.B.

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